A Yeur

Ailleurs

(La fenêtre vient de chez Salvador Dali)

Yeur est une grande île, plus grande que la France, perdue au bout du monde, dans l’hémisphère Sud ;  on y marche la tête en bas et les pieds en l’air, l’eau s’écoule à l’envers dans les rivières, et ce pourrait être  une vision du paradis ………….. C’est là que vit une vieille femelle crocodile depuis quelques années

Tu as de la chance, lui dit-on, de vivre là-bas, c’est le paradis……. Ce à quoi, elle a envie de rétorquer que : mais non, ce n’est pas de la chance, c’est un choix.

Un choix, donc,  qu’elle a fait, lucidement, croyait –elle, et  dans son grand désir de déployer enfin les ailes qu’on lui avait rognées il y a longtemps, elle avait rêvé d’emporter avec elle sa portée de petits crocodiles et de leur faire partager son rêve. Les crocodileaux n’ont pas souhaité quitter leur bayou pour aller partager son marigot.

Un choix, justement , d’une autre vie, d’une qualité de vie…. On vit ici doucement, nonchalamment , le temps s’écoule, comme à regret, les paysages y sont extravagants, les couleurs claquent au vent, comme les salova des femmes, si belles, et si gracieuses, sous leurs voiles ou leurs grands chapeaux de paille ……chpeau Elles ont la démarche féline, le sourire aux lèvres, de grands rires, elles sont entourées d’une nuée de marmots piailleurs, elles sont belles, tout simplement. Leur vie n’est sûrement pas toute rose, mais la vieille crocodile’ admire leur force et leur courage. Toutefois, elle ne parle que de celles qu’elle côtoie, celles qu’elle voit, elle sait qu’il y a des endroits où la vie est si dure ………..

Et  la chance, ou ce que l’on appelle ainsi, la vie aux paradis ont un prix : les vieux crocodiles ont fui un pays qui ne voulait plus d’eux : trop vieux pour travailler, trop jeunes pour être retraités, ils ont fui le stress, un climat politique et économique qui les déprimait, oui, ils ont fui. Mais ils ont également laissé tout ce leur qui fait parfois si cruellement défaut : avant tout, la présence de ceux que l’on aime, les enfants, les petits-enfants. Avant, même si on ne les voyait  pas souvent, on leur téléphonait, et on savait que, en quelques petites heures de route, on serait près d’eux. Maintenant, 10 000km et 24h de voyage les séparent ;  elle n’a pas vu la première rentrée à la grande école, elle ne voit pas grandir les petits, Noël , une période qu’elle n’a jamais aimée pour des raisons qui remontent à loin dans son passé, est  encore maintenant plus difficile à vivre, loin de sa petite tribu….. Les amies sont loin, et elle se sent parfois si seule ….. Il est des jours aussi, où elle regrette des broutilles : l’eau chaude, par les frisquets matins du mois d’août,  l’électricité 24h/24, au lieu d’un générateur qui fonctionne 6h par jour, dès la tombée de la nuit, des jours où elle regrette les grandes librairies –ah, passer des heures à feuilleter livres, bédés, albums, sentir l’odeur des livres neufs,- lui manquent parfois la pluie et le froid, les balades dans les bois de sa Dordogne, boiset le froissement des feuilles mortes sous ses pas, les matinées emperlées de givre ou de rosée, certains matins paresseux au coin d’un feu de cheminée. Il est aussi des jours où, contemplant la mer, qui s’étend, si bleue,  à l’infini sous ses yeux, jusqu’à se confondre dans le bleu du ciel, elle ne sait plus où finit la mer, où se situe l’horizonbleu et  elle en arrive à trouver tout ce bleu monotone….

Il est des jours où elle se demande si elle a fait le bon choix, c’est vrai. Et alors, elle regarde ses chiens jouer dans l’eau, elle répond au « Bonzour » chantant des marmots qui vont à l’école du village , elle entend les grands rires qui lui proviennent de la cuisine, elle plaisante avec les dockers au port ou avec l’épicier chinois, elle marchande une fripe au marché, ou se perd dans la contemplation du ballet des boutres dans la baie,boutres elle surveille l’éclosion des fleurs du jardin ou la croissance d’un neem juste planté ;  armée de son bridge,  elle traque la perle de pluie sur les feuilles des euphorbesgoutte, ou elle respire à plein poumons l’odeur des arbres à soie bonarou des frangipaniers juste fleurisfrangipanier, elle regarde passer les zébus endimanchés zébuqui ne se doutent pas qu’ils vont être sacrifiés pour l’inauguration de l’école, elle écoute  les légendes locales, et respecte tout naturellement les fady (tabous), elle regarde autour d’elle, le marché , une joyeuse cohue où s’entassent pêle-mêle marchands de ficelle, de casseroles en fer blanc, où la viande est exposée, débitée et vendue en plein air

Ailleurs ......

(tu rigoles ? T’as vu les mouches ? Et tu comptes me faire manger ça ? – mais oui, bien sûr, les mouches sont synonymes de fraicheur : le porc (le zébu, la chèvre) sont abattus ce matin à 5h00, débités et vendus tout de suite, repasse dans 2heures, vers 10 ou 11h, et tu verras que l’étal est vide !)et elle conclut « oui, j’ai fait le bon choix, oui j’ai de la chance, oui, j’ai une vision de ce que pourrait être le paradis ».

Et si la nostalgie de la France est par trop envahissante, il lui suffit de regarder les infos sur Internet, où meurtres, agressions et magouilles font la une, pour encore plus apprécier la vie tranquille de sa presqu’ile, au bout de la grande île, et il y a toujours, toujours, les visites à ses blogamis : Jean-Marie, poète, râleur et adorable, Trublion –malgré leurs grandes divergences d’opinion mais qu’un amour commun de la nature et des animaux rapproche,   Kri, aux photos de rêve (Kri, je ne peux pas publier plus souvent, à cause de la mauvaise qualité du réseau ici, et aussi parce que nous n’avonbs pas d’accès illimité, nous achetons un certain nombre d’octets…. et c’est horriblement cher), Sherry, en Bretonnie, les prolixes Pyraustra, Plinett  ou Mamalilou, , tant d’autres…  ;  et Dame Quichottine dont la bibliothèque est hantée par un Lutin Bleu fantasque et cabotin,  et qui a un jardin secret si émouvant ………. Et qui m’a inspiré cette petite mise au point.

Merci à vous tous, et pardonnez moi de n’avoir pu mettre tous les liens, connexion paresseuse encore une fois …., et merci, Quichottine pour ce beau billet qui vient d’être accroché dans un coin du mur de ta bibliothèque.(clic)

Commentaires

32
anonimart
Mardi 1er Janvier à 19:48   Supprimer le commentaire

ces paysages  sont offerts comme un cadeau , même le douanier  rousseau , dans ses délires poétiques, a  su donner son âme pour en extraire l’essence  ou le sens pour certains , mais rien ne remplace les fragrances de la subjectivité des odeurs de nos vies ! 

 

31
Jeudi 6 Décembre 2012 à 11:13   Supprimer le commentaire

Beau montage photo! et une belle histoire un peu nostalgique mais pour les « non-iliens » ça fait rêver pourtant!!!! Amicalement. Christiane-Anda

30
Mardi 4 Décembre 2012 à 15:45   Supprimer le commentaire
Marine D

Je repasse te refaire de gros bisous d’amitié et te dire qu’ici il pleut il fait soleil, le diable bat sa femme, mais il fait moins froid que la semaine dernière, alors profites de ton très beau lagon veinarde !

Zoupie

29
Mardi 4 Décembre 2012 à 14:24   Supprimer le commentaire

Je suis moins loins de la France que toi et la Grèce c’est l’Europe aussi je trouve à Athènes les mêmes choses que je trouve à Paris . Parfois je me demande aussi si j’ai fait le bon choix. Je suis certaine que oui à chaque fois que je rentre de France. J’ia parfois de la peine à retrouver le pays que j’ai quitté. Tout va trop vite. Je préfère la qualité de vie grecque : prendre son temps, se parler, refaire le monde que ce soit avec la obulangère ou le chauffeur de taxi, parler à tout le monde, se sentir en sécurité partout .

28
Dimanche 2 Décembre 2012 à 19:31   Supprimer le commentaire

@ Rép : la magie de mes ciels ne dure qu’un court instant. Il faut le guetter pour ne pas le rater, là est la difficulté car ce n’est jamais à la même heure

Bonne soirée Croc

27
Samedi 1er Décembre 2012 à 21:30   Supprimer le commentaire

vous habitez une magnifique région

même si le dépaysement vous manque un peu.

pas toujours facile je me doute

je vous souhaite des tas de bonnes choses

a+++

26
Samedi 1er Décembre 2012 à 21:29   Supprimer le commentaire

une jolie création

bonne soirée

25
Samedi 1er Décembre 2012 à 12:18   Supprimer le commentaire

Heu désolée..je me suis trompée ..ce n’est pas toi qui me posait la question pour mes trois enfants !! c’était Djidji hi hi..bon, mais au moins tu auras une réponse à une question que tu n’avais pas posée !   et dont tu te fous certainement…bisouilles ma Croc

24
Samedi 1er Décembre 2012 à 11:40   Supprimer le commentaire

Toujours aussi chouette la fenêtre de Dali qui donne sur la mer…pour répondre à ta question : oui, mes 3 enfants sont artistes..nous le sommes tous les deux aussi mon mari et moi..j’ai été prof de théâtre pendant 10 ans, montant des représentations dans de gros théâtres de région parisienne, comédienne aussi, mon mari a fait de la danse classique longtemps, et il jouait aussi au théatre avec moi..Mon autre fille Stéphanie, peint, ses toiles sont assez avant-gardistes, elle chante aussi (faisait partie d’un groupe de house music qu’elle a quitté pour raison de santé) et mon fils est artiste à sa manière (il a fait du théâtre aussi, ben oui, les chiens font pas des chats !) mais là où il se défend le mieux, c’est dans la réalisation de travaux dans sa maison..il touche à tout, plomberie, électricité, parquet/carrelage, peinture etc…c’est le roi de la perçeuse, du marteau, du béton et de la taloche hi hi…sans dec, maintenant qu’il a la charge d’une agence de 30 personnes, il n’a plus le temps de faire autre chose que de se détendre le week-end au sport, et dans les travaux d’aménagement et de modifications de sa maison…son père aussi est très bricoleur, en plus d’être un super aquarelliste et peintre..il fait des choses superbes, qu’il expose régulièrement dans notre commune et dans celles des environs. Dommage que tu n’aies pu voir les vidéos..bisous Croc, à bientôt

23
Vendredi 30 Novembre 2012 à 19:47   Supprimer le commentaire

Très bon WE Croc

22
Vendredi 30 Novembre 2012 à 03:55   Supprimer le commentaire

que d’émotions dans ce texte, j’étais transportéechez toi , sur la plage, à l’inauguration de l’école avec le rituel du sacrifice, sur le marché si haut en couleurs et en chaleur (humaine) aussi, et si quelquefois des doutes t’assaillent, la nostalgie revient , l’important c’est que tu te sentes bien dans ton nouvel univers.et pour les nouvelles d’ici , internet est une belle chose quand même….

bises du bord de l’océan atantique.

bonne journée.

EVE40

21
Jeudi 29 Novembre 2012 à 19:09   Supprimer le commentaire

Très réussi le montage…

J’y retrouve Dali,des pierres(les falaises),un panneau et la mer…Bref,une composition qui plaît beaucoup à mes chères pierres!

Amicalement

yvesd

20
Jeudi 29 Novembre 2012 à 16:59   Supprimer le commentaire

Coucou Croc !! que de magnifiques photos !! et pour les mouches, cela ne m’étonne guère, nous en avons vu aussi en Egypte (les boucheries sont pas raffinées !! lol) en Inde (faut parfois avoir le coeur bien accroché ! ) et si en Jordanie elles sont très proprettes dans les villes (il n’empêche que avec des chèvres sont suspendues en étalage ou même carrement la tête comme ça posée sur un plat, avec encore les poils et les yeux, (ça donne pas envie..) Je comprends fort bien que tu aies des difficultés pour poster des articles, avec des connexions aléatoires en plus en bas débit et facturées plein pot..donc, on en tient compte. pour répondre à ta question : oui ces voyages sont récents, la Jordanie c’était en mai 2011, le Rajasthan en mars 2011, l’Inde du Sud, en novembre 2011, et la Thaïlande, en avril 2012. Depuis nous avons fait un break, because la pneumonie que je me suis ramassée en Thaïlande, à cause des clims sales, et mes 3 semaines d’hospitalisation. mais nous repartons en principe si tout va bien en mars 2012. Je dirai où le moment venu. Encore merci pour tes visites, tu fais partie de mes abonnées, et je te connais depuis fort longtemps. La blogosphère permet d’échanger dans le monde entier, c’est ce que je vois au travers de mes statistiques avec Google analytics, je m’aperçois que mes articles sont consultés jusqu’en Afrique, au Cameroun (où je ne connais personne !) pas plus qu’aux Etats Unis, où il y a deux personnes qui me suivent régulièrement, au Canada, et en Algérie…mystère.. Je te fais plein de bises, à bientôt

19
christine de Rep Do
Jeudi 29 Novembre 2012 à 16:29   Supprimer le commentaire

Un magnifique texte si émouvant……………….J e t’embrasse très fort ma belle des îles

 

18
Jeudi 29 Novembre 2012 à 12:10   Supprimer le commentaire

Alors là!! Je me suis installée pour te lire tranquillement et me voilà en pleurs…Je sais , aujourd’hui il suffit d’un rien..Et si ce n’etait qu’aujourd’hui…Je ne m’attendais pas à voir mon pseudo surgir au milieu de tes phrases..Voilà, je suis chamboulée, émue et je comprends que pour toi, si éloignée de tout , internet et les visites qu’on peut te faire atténue un peu la solitude.Je ne pourrais pas vivre comme toi.J’ai besoin de mon confort, de la possibilité d’aller faire un tour dans des magasins, dans des librairies.Meme si je reve de ciel bleu et de vie plus tranquille, loin des chahuts politiques consternants, de la crise etc..

Tu as fait là un superbe billet …tes photos illustrent parfaitement et sont si bien mises en valeur.J’aime!! 

Bises Croc!! Et à bientôt

17
Jeudi 29 Novembre 2012 à 09:20   Supprimer le commentaire

Tu fais comme tu peux, comme tu veux… c’est toujours un plaisir de te lire chez toi ou chez moi…

Bizzz

16
Mercredi 28 Novembre 2012 à 20:50   Supprimer le commentaire

Superbe confession sur l’idée qu’on se fait du paradis… et de l’expatriation. J’ai lu avec attention chacune de tes reflexions… je pense moi aussi à un grand départ de ce monde de fadas dans lequel nos sociétés s’enfoncent de plus en plus chaque jour… mais je me pose encore mille questions sur cette fameuse qualité de vie dont le prix est parfois cher à payer… Merci pour ta franchise ! Tant d’expatriés nous exposent les délices de leur nouvelle vie sans jamais nous parler de ces petits détails tels que l’odeur des livres dans les librairies, les connections au débit… qui forcément surgissent et ternissent l’immense bleu de l’ailleurs… Encore merci et bien bonne soirée à toi, de l’autre côté du monde ! Mistouline

15
Mercredi 28 Novembre 2012 à 18:17   Supprimer le commentaire

Même au paradis on peut avoir des moments de mélancolie  !Si seulement on pouvait rassembler sa famille autour de soi comme une mère poule ce serait le vrai rêve.

Et puis nos racines nous manquent  lorsqu’on est loin du pays.

Mais tu es dans un si beau pays!Il suffirait de si peu pour que les gens soient heureux : des politiques honnêtes et ambitieux  pour leur pays ….

Bises

J’ai lu le très bel article chez Quichottine

14
ottomane Profil de ottomane
Mercredi 28 Novembre 2012 à 13:31   Supprimer le commentaire

Le cœur entre 2 avions ….

Une qualité de vie mais l’absence des siens …..

Présence des siens mais qualité de vie plus que bof ….

Mais tant que ces manques ne deviennent pas obsessionnels, 

c’est qu’on a fait le bon choix.

Bisous ma Croc 🙂

13
Mercredi 28 Novembre 2012 à 07:56   Supprimer le commentaire

Je viens de chez Quichottine…

Pourquoi ce besoin en nous d’être toujours ailleurs que là où l’on est?

12
Mardi 27 Novembre 2012 à 21:57   Supprimer le commentaire
erato:0059:

Je viens de chez Quichottine. Un billet très émouvant. Quand partir est un choix , les souffrances de l’éloignement sont apaisées par la beauté des lieux et de la vie. Douce soirée

11
Mardi 27 Novembre 2012 à 21:36   Supprimer le commentaire

heureuse de te retrouver, par l’intermédiaire d’un blog ami. (José). Mon ordi ayant subi un nettoyage par le fond, je n’avais plus rien dessus, aucun fichier, aucune adresse mail, tchi que dalle.

Et oui, ma fille, la France est ta terre de naissance, donc tu ne peux pas l’oublier. Mais crois-moi, tu es bien mieux où tu es, ici c’est le gros bordel et tout le monde se fait la gueule !

10
Mardi 27 Novembre 2012 à 21:20   Supprimer le commentaire

Très bel article ,il me parait normal que parfois la nostalgie t’assaille , surtout à l’approche de noel .Vous avez eu le courage de choisir votre vie et peu de gens le font ;souviens toi comme tu était triste quand tu était en france , alors …..

gros bisous ma Cath et câlins du sédentaire greffier 

9
Mardi 27 Novembre 2012 à 21:06   Supprimer le commentaire

Quichittine et toi êtes vraiment complémentaire !!!
Dommage que les animaux ne sachent pas ce qui les atendent autrement ils partiraient bien vite

ainsi va la vie…  Bisou, bonne soirée .
Fichier hébergé par Archive-Host.com

8
Mardi 27 Novembre 2012 à 20:18   Supprimer le commentaire
Jose61

Et on a pas mal à la tête à force de marcher dessus?

7
Mardi 27 Novembre 2012 à 19:42   Supprimer le commentaire

Faire un choix, c’est aussi renoncer à un autre… Ainsi va la vie… Et le paradis, ça se mérite, sans doute, par quelques petits sacrifices…  Mais comme tu le dis, il y dans ton nouvel univers, un petit goût de paradis qui donne envie de sauter dans le premier avion…  Tes photos me font rêver….

Gros bisous de cette métropole survoltée….

6
Mardi 27 Novembre 2012 à 19:15   Supprimer le commentaire

Une présentation originale, émouvante, … bravo!

Loin de moi toute tentative de reproche … juste que c’est un plaisir de te visiter et quand j’aime … 😉

Bizzz

5
Mardi 27 Novembre 2012 à 18:46   Supprimer le commentaire

Très émouvant ton billet, sincère, authentique.  Les périodes de fêtes sont des bleus à l’âme pour certains.

Pour moi non,  mais malgré tout mon fils et sa petite famille sont loin. Oh non pas si loin que toi !  Normandie et je suis à Lyon.

Mais trop grande distance aussi pour faire un aller-retour dans la journée ou juste un week-end.

Bon ok je les ai vus cet été.  Et pour Noël ma petite-fille (17 ans) va peut-être venir.

Alors oui, je comprends très bien que tu puisses par moments avoir la nostalgie, je comprends que ta famille te manque ainsi que tes amis(es)

Bises.  Dani

ps : tes photos sont très jolies et le montage avec la fenêtre Dali également.

4
Mardi 27 Novembre 2012 à 18:15   Supprimer le commentaire

C’est magnifiquement écrit !

3
Mardi 27 Novembre 2012 à 17:02   Supprimer le commentaire
Ho ma Cath, bien sûr que c'est dur  moments, plus souvent qu'on ne veut l'admettre.....Mais les autres moments sont aussi si plein de tout de rien de beua de chaud, de poisson frais de légumes frais.......Pas de ci pas de ça mais tout cela.....que te dire si ce n'est que je ne peu que te comprendre, alors oui oui tu rame, parfois. Mais, comme malgré tout cela à l'air de te convenir de te faire aussi plaisirs...
Gros gros bisous Cath ce n'est qu'un moment qui passe le cafard comme un vol de papillon.....
2
Marine D

Ailleurs

(La fenêtre vient de chez Salvador Dali)

Yeur est une grande île, plus grande que la France, perdue au bout du monde, dans l’hémisphère Sud ;  on y marche la tête en bas et les pieds en l’air, l’eau s’écoule à l’envers dans les rivières, et ce pourrait être  une vision du paradis ………….. C’est là que vit une vieille femelle crocodile depuis quelques années

Tu as de la chance, lui dit-on, de vivre là-bas, c’est le paradis……. Ce à quoi, elle a envie de rétorquer que : mais non, ce n’est pas de la chance, c’est un choix.

Un choix, donc,  qu’elle a fait, lucidement, croyait –elle, et  dans son grand désir de déployer enfin les ailes qu’on lui avait rognées il y a longtemps, elle avait rêvé d’emporter avec elle sa portée de petits crocodiles et de leur faire partager son rêve. Les crocodileaux n’ont pas souhaité quitter leur bayou pour aller partager son marigot.

Un choix, justement , d’une autre vie, d’une qualité de vie…. On vit ici doucement, nonchalamment , le temps s’écoule, comme à regret, les paysages y sont extravagants, les couleurs claquent au vent, comme les salova des femmes, si belles, et si gracieuses, sous leurs voiles ou leurs grands chapeaux de paille ……chpeau Elles ont la démarche féline, le sourire aux lèvres, de grands rires, elles sont entourées d’une nuée de marmots piailleurs, elles sont belles, tout simplement. Leur vie n’est sûrement pas toute rose, mais la vieille crocodile’ admire leur force et leur courage. Toutefois, elle ne parle que de celles qu’elle côtoie, celles qu’elle voit, elle sait qu’il y a des endroits où la vie est si dure ………..

Et  la chance, ou ce que l’on appelle ainsi, la vie aux paradis ont un prix : les vieux crocodiles ont fui un pays qui ne voulait plus d’eux : trop vieux pour travailler, trop jeunes pour être retraités, ils ont fui le stress, un climat politique et économique qui les déprimait, oui, ils ont fui. Mais ils ont également laissé tout ce leur qui fait parfois si cruellement défaut : avant tout, la présence de ceux que l’on aime, les enfants, les petits-enfants. Avant, même si on ne les voyait  pas souvent, on leur téléphonait, et on savait que, en quelques petites heures de route, on serait près d’eux. Maintenant, 10 000km et 24h de voyage les séparent ;  elle n’a pas vu la première rentrée à la grande école, elle ne voit pas grandir les petits, Noël , une période qu’elle n’a jamais aimée pour des raisons qui remontent à loin dans son passé, est  encore maintenant plus difficile à vivre, loin de sa petite tribu….. Les amies sont loin, et elle se sent parfois si seule ….. Il est des jours aussi, où elle regrette des broutilles : l’eau chaude, par les frisquets matins du mois d’août,  l’électricité 24h/24, au lieu d’un générateur qui fonctionne 6h par jour, dès la tombée de la nuit, des jours où elle regrette les grandes librairies –ah, passer des heures à feuilleter livres, bédés, albums, sentir l’odeur des livres neufs,- lui manquent parfois la pluie et le froid, les balades dans les bois de sa Dordogne, boiset le froissement des feuilles mortes sous ses pas, les matinées emperlées de givre ou de rosée, certains matins paresseux au coin d’un feu de cheminée. Il est aussi des jours où, contemplant la mer, qui s’étend, si bleue,  à l’infini sous ses yeux, jusqu’à se confondre dans le bleu du ciel, elle ne sait plus où finit la mer, où se situe l’horizonbleu et  elle en arrive à trouver tout ce bleu monotone….

Il est des jours où elle se demande si elle a fait le bon choix, c’est vrai. Et alors, elle regarde ses chiens jouer dans l’eau, elle répond au « Bonzour » chantant des marmots qui vont à l’école du village , elle entend les grands rires qui lui proviennent de la cuisine, elle plaisante avec les dockers au port ou avec l’épicier chinois, elle marchande une fripe au marché, ou se perd dans la contemplation du ballet des boutres dans la baie,boutres elle surveille l’éclosion des fleurs du jardin ou la croissance d’un neem juste planté ;  armée de son bridge,  elle traque la perle de pluie sur les feuilles des euphorbesgoutte, ou elle respire à plein poumons l’odeur des arbres à soie bonarou des frangipaniers juste fleurisfrangipanier, elle regarde passer les zébus endimanchés zébuqui ne se doutent pas qu’ils vont être sacrifiés pour l’inauguration de l’école, elle écoute  les légendes locales, et respecte tout naturellement les fady (tabous), elle regarde autour d’elle, le marché , une joyeuse cohue où s’entassent pêle-mêle marchands de ficelle, de casseroles en fer blanc, où la viande est exposée, débitée et vendue en plein air

Ailleurs ......

(tu rigoles ? T’as vu les mouches ? Et tu comptes me faire manger ça ? – mais oui, bien sûr, les mouches sont synonymes de fraicheur : le porc (le zébu, la chèvre) sont abattus ce matin à 5h00, débités et vendus tout de suite, repasse dans 2heures, vers 10 ou 11h, et tu verras que l’étal est vide !)et elle conclut « oui, j’ai fait le bon choix, oui j’ai de la chance, oui, j’ai une vision de ce que pourrait être le paradis ».

Et si la nostalgie de la France est par trop envahissante, il lui suffit de regarder les infos sur Internet, où meurtres, agressions et magouilles font la une, pour encore plus apprécier la vie tranquille de sa presqu’ile, au bout de la grande île, et il y a toujours, toujours, les visites à ses blogamis : Jean-Marie, poète, râleur et adorable, Trublion –malgré leurs grandes divergences d’opinion mais qu’un amour commun de la nature et des animaux rapproche,   Kri, aux photos de rêve (Kri, je ne peux pas publier plus souvent, à cause de la mauvaise qualité du réseau ici, et aussi parce que nous n’avonbs pas d’accès illimité, nous achetons un certain nombre d’octets…. et c’est horriblement cher), Sherry, en Bretonnie, les prolixes Pyraustra, Plinett  ou Mamalilou, , tant d’autres…  ;  et Dame Quichottine dont la bibliothèque est hantée par un Lutin Bleu fantasque et cabotin,  et qui a un jardin secret si émouvant ………. Et qui m’a inspiré cette petite mise au point.

Merci à vous tous, et pardonnez moi de n’avoir pu mettre tous les liens, connexion paresseuse encore une fois …., et merci, Quichottine pour ce beau billet qui vient d’être accroché dans un coin du mur de ta bibliothèque.(clic)

 

Commentaires

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Jeudi 6 Décembre 2012 à 11:13   Supprimer le commentaire

Beau montage photo! et une belle histoire un peu nostalgique mais pour les « non-iliens » ça fait rêver pourtant!!!! Amicalement. Christiane-Anda

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Mardi 4 Décembre 2012 à 15:45   Supprimer le commentaire
Marine D

Je repasse te refaire de gros bisous d’amitié et te dire qu’ici il pleut il fait soleil, le diable bat sa femme, mais il fait moins froid que la semaine dernière, alors profites de ton très beau lagon veinarde !

Zoupie

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Mardi 4 Décembre 2012 à 14:24   Supprimer le commentaire

Je suis moins loins de la France que toi et la Grèce c’est l’Europe aussi je trouve à Athènes les mêmes choses que je trouve à Paris . Parfois je me demande aussi si j’ai fait le bon choix. Je suis certaine que oui à chaque fois que je rentre de France. J’ia parfois de la peine à retrouver le pays que j’ai quitté. Tout va trop vite. Je préfère la qualité de vie grecque : prendre son temps, se parler, refaire le monde que ce soit avec la obulangère ou le chauffeur de taxi, parler à tout le monde, se sentir en sécurité partout .

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Dimanche 2 Décembre 2012 à 19:31   Supprimer le commentaire

@ Rép : la magie de mes ciels ne dure qu’un court instant. Il faut le guetter pour ne pas le rater, là est la difficulté car ce n’est jamais à la même heure

Bonne soirée Croc

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Samedi 1er Décembre 2012 à 21:30   Supprimer le commentaire

vous habitez une magnifique région

même si le dépaysement vous manque un peu.

pas toujours facile je me doute

je vous souhaite des tas de bonnes choses

a+++

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Samedi 1er Décembre 2012 à 21:29   Supprimer le commentaire

une jolie création

bonne soirée

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Samedi 1er Décembre 2012 à 12:18   Supprimer le commentaire

Heu désolée..je me suis trompée ..ce n’est pas toi qui me posait la question pour mes trois enfants !! c’était Djidji hi hi..bon, mais au moins tu auras une réponse à une question que tu n’avais pas posée !   et dont tu te fous certainement…bisouilles ma Croc

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Samedi 1er Décembre 2012 à 11:40   Supprimer le commentaire

Toujours aussi chouette la fenêtre de Dali qui donne sur la mer…pour répondre à ta question : oui, mes 3 enfants sont artistes..nous le sommes tous les deux aussi mon mari et moi..j’ai été prof de théâtre pendant 10 ans, montant des représentations dans de gros théâtres de région parisienne, comédienne aussi, mon mari a fait de la danse classique longtemps, et il jouait aussi au théatre avec moi..Mon autre fille Stéphanie, peint, ses toiles sont assez avant-gardistes, elle chante aussi (faisait partie d’un groupe de house music qu’elle a quitté pour raison de santé) et mon fils est artiste à sa manière (il a fait du théâtre aussi, ben oui, les chiens font pas des chats !) mais là où il se défend le mieux, c’est dans la réalisation de travaux dans sa maison..il touche à tout, plomberie, électricité, parquet/carrelage, peinture etc…c’est le roi de la perçeuse, du marteau, du béton et de la taloche hi hi…sans dec, maintenant qu’il a la charge d’une agence de 30 personnes, il n’a plus le temps de faire autre chose que de se détendre le week-end au sport, et dans les travaux d’aménagement et de modifications de sa maison…son père aussi est très bricoleur, en plus d’être un super aquarelliste et peintre..il fait des choses superbes, qu’il expose régulièrement dans notre commune et dans celles des environs. Dommage que tu n’aies pu voir les vidéos..bisous Croc, à bientôt

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Vendredi 30 Novembre 2012 à 19:47   Supprimer le commentaire

Très bon WE Croc

22
Vendredi 30 Novembre 2012 à 03:55   Supprimer le commentaire

que d’émotions dans ce texte, j’étais transportéechez toi , sur la plage, à l’inauguration de l’école avec le rituel du sacrifice, sur le marché si haut en couleurs et en chaleur (humaine) aussi, et si quelquefois des doutes t’assaillent, la nostalgie revient , l’important c’est que tu te sentes bien dans ton nouvel univers.et pour les nouvelles d’ici , internet est une belle chose quand même….

bises du bord de l’océan atantique.

bonne journée.

EVE40

21
Jeudi 29 Novembre 2012 à 19:09   Supprimer le commentaire

Très réussi le montage…

J’y retrouve Dali,des pierres(les falaises),un panneau et la mer…Bref,une composition qui plaît beaucoup à mes chères pierres!

Amicalement

yvesd

20
Jeudi 29 Novembre 2012 à 16:59   Supprimer le commentaire

Coucou Croc !! que de magnifiques photos !! et pour les mouches, cela ne m’étonne guère, nous en avons vu aussi en Egypte (les boucheries sont pas raffinées !! lol) en Inde (faut parfois avoir le coeur bien accroché ! ) et si en Jordanie elles sont très proprettes dans les villes (il n’empêche que avec des chèvres sont suspendues en étalage ou même carrement la tête comme ça posée sur un plat, avec encore les poils et les yeux, (ça donne pas envie..) Je comprends fort bien que tu aies des difficultés pour poster des articles, avec des connexions aléatoires en plus en bas débit et facturées plein pot..donc, on en tient compte. pour répondre à ta question : oui ces voyages sont récents, la Jordanie c’était en mai 2011, le Rajasthan en mars 2011, l’Inde du Sud, en novembre 2011, et la Thaïlande, en avril 2012. Depuis nous avons fait un break, because la pneumonie que je me suis ramassée en Thaïlande, à cause des clims sales, et mes 3 semaines d’hospitalisation. mais nous repartons en principe si tout va bien en mars 2012. Je dirai où le moment venu. Encore merci pour tes visites, tu fais partie de mes abonnées, et je te connais depuis fort longtemps. La blogosphère permet d’échanger dans le monde entier, c’est ce que je vois au travers de mes statistiques avec Google analytics, je m’aperçois que mes articles sont consultés jusqu’en Afrique, au Cameroun (où je ne connais personne !) pas plus qu’aux Etats Unis, où il y a deux personnes qui me suivent régulièrement, au Canada, et en Algérie…mystère.. Je te fais plein de bises, à bientôt

19
christine de Rep Do
Jeudi 29 Novembre 2012 à 16:29   Supprimer le commentaire

Un magnifique texte si émouvant……………….J e t’embrasse très fort ma belle des îles

 

18
Jeudi 29 Novembre 2012 à 12:10   Supprimer le commentaire

Alors là!! Je me suis installée pour te lire tranquillement et me voilà en pleurs…Je sais , aujourd’hui il suffit d’un rien..Et si ce n’etait qu’aujourd’hui…Je ne m’attendais pas à voir mon pseudo surgir au milieu de tes phrases..Voilà, je suis chamboulée, émue et je comprends que pour toi, si éloignée de tout , internet et les visites qu’on peut te faire atténue un peu la solitude.Je ne pourrais pas vivre comme toi.J’ai besoin de mon confort, de la possibilité d’aller faire un tour dans des magasins, dans des librairies.Meme si je reve de ciel bleu et de vie plus tranquille, loin des chahuts politiques consternants, de la crise etc..

Tu as fait là un superbe billet …tes photos illustrent parfaitement et sont si bien mises en valeur.J’aime!! 

Bises Croc!! Et à bientôt

17
Jeudi 29 Novembre 2012 à 09:20   Supprimer le commentaire

Tu fais comme tu peux, comme tu veux… c’est toujours un plaisir de te lire chez toi ou chez moi…

Bizzz

16
Mercredi 28 Novembre 2012 à 20:50   Supprimer le commentaire

Superbe confession sur l’idée qu’on se fait du paradis… et de l’expatriation. J’ai lu avec attention chacune de tes reflexions… je pense moi aussi à un grand départ de ce monde de fadas dans lequel nos sociétés s’enfoncent de plus en plus chaque jour… mais je me pose encore mille questions sur cette fameuse qualité de vie dont le prix est parfois cher à payer… Merci pour ta franchise ! Tant d’expatriés nous exposent les délices de leur nouvelle vie sans jamais nous parler de ces petits détails tels que l’odeur des livres dans les librairies, les connections au débit… qui forcément surgissent et ternissent l’immense bleu de l’ailleurs… Encore merci et bien bonne soirée à toi, de l’autre côté du monde ! Mistouline

15
Mercredi 28 Novembre 2012 à 18:17   Supprimer le commentaire

Même au paradis on peut avoir des moments de mélancolie  !Si seulement on pouvait rassembler sa famille autour de soi comme une mère poule ce serait le vrai rêve.

Et puis nos racines nous manquent  lorsqu’on est loin du pays.

Mais tu es dans un si beau pays!Il suffirait de si peu pour que les gens soient heureux : des politiques honnêtes et ambitieux  pour leur pays ….

Bises

J’ai lu le très bel article chez Quichottine

14
ottomane Profil de ottomane
Mercredi 28 Novembre 2012 à 13:31   Supprimer le commentaire

Le cœur entre 2 avions ….

Une qualité de vie mais l’absence des siens …..

Présence des siens mais qualité de vie plus que bof ….

Mais tant que ces manques ne deviennent pas obsessionnels, 

c’est qu’on a fait le bon choix.

Bisous ma Croc 🙂

13
Mercredi 28 Novembre 2012 à 07:56   Supprimer le commentaire

Je viens de chez Quichottine…

Pourquoi ce besoin en nous d’être toujours ailleurs que là où l’on est?

12
Mardi 27 Novembre 2012 à 21:57   Supprimer le commentaire
erato:0059:

Je viens de chez Quichottine. Un billet très émouvant. Quand partir est un choix , les souffrances de l’éloignement sont apaisées par la beauté des lieux et de la vie. Douce soirée

11
Mardi 27 Novembre 2012 à 21:36   Supprimer le commentaire

heureuse de te retrouver, par l’intermédiaire d’un blog ami. (José). Mon ordi ayant subi un nettoyage par le fond, je n’avais plus rien dessus, aucun fichier, aucune adresse mail, tchi que dalle.

Et oui, ma fille, la France est ta terre de naissance, donc tu ne peux pas l’oublier. Mais crois-moi, tu es bien mieux où tu es, ici c’est le gros bordel et tout le monde se fait la gueule !

10
Mardi 27 Novembre 2012 à 21:20   Supprimer le commentaire

Très bel article ,il me parait normal que parfois la nostalgie t’assaille , surtout à l’approche de noel .Vous avez eu le courage de choisir votre vie et peu de gens le font ;souviens toi comme tu était triste quand tu était en france , alors …..

gros bisous ma Cath et câlins du sédentaire greffier 

9
Mardi 27 Novembre 2012 à 21:06   Supprimer le commentaire

Quichittine et toi êtes vraiment complémentaire !!!
Dommage que les animaux ne sachent pas ce qui les atendent autrement ils partiraient bien vite

ainsi va la vie…  Bisou, bonne soirée .
Fichier hébergé par Archive-Host.com

8
Mardi 27 Novembre 2012 à 20:18   Supprimer le commentaire
Jose61

Et on a pas mal à la tête à force de marcher dessus?

7
Mardi 27 Novembre 2012 à 19:42   Supprimer le commentaire

Faire un choix, c’est aussi renoncer à un autre… Ainsi va la vie… Et le paradis, ça se mérite, sans doute, par quelques petits sacrifices…  Mais comme tu le dis, il y dans ton nouvel univers, un petit goût de paradis qui donne envie de sauter dans le premier avion…  Tes photos me font rêver….

Gros bisous de cette métropole survoltée….

6
Mardi 27 Novembre 2012 à 19:15   Supprimer le commentaire

Une présentation originale, émouvante, … bravo!

Loin de moi toute tentative de reproche … juste que c’est un plaisir de te visiter et quand j’aime … 😉

Bizzz

5
Mardi 27 Novembre 2012 à 18:46   Supprimer le commentaire

Très émouvant ton billet, sincère, authentique.  Les périodes de fêtes sont des bleus à l’âme pour certains.

Pour moi non,  mais malgré tout mon fils et sa petite famille sont loin. Oh non pas si loin que toi !  Normandie et je suis à Lyon.

Mais trop grande distance aussi pour faire un aller-retour dans la journée ou juste un week-end.

Bon ok je les ai vus cet été.  Et pour Noël ma petite-fille (17 ans) va peut-être venir.

Alors oui, je comprends très bien que tu puisses par moments avoir la nostalgie, je comprends que ta famille te manque ainsi que tes amis(es)

Bises.  Dani

ps : tes photos sont très jolies et le montage avec la fenêtre Dali également.

4
Mardi 27 Novembre 2012 à 18:15   Supprimer le commentaire

C’est magnifiquement écrit !

3
Mardi 27 Novembre 2012 à 17:02   Supprimer le commentaire

Ho ma Cath, bien sûr que c’est dur  moments, plus souvent qu’on ne veut l’admettre…..Mais les autres moments sont aussi si plein de tout de rien de beua de chaud, de poisson frais de légumes frais…….Pas de ci pas de ça mais tout cela…..que te dire si ce n’est que je ne peu que te comprendre, alors oui oui tu rame, parfois. Mais, comme malgré tout cela à l’air de te convenir de te faire aussi plaisirs…

Gros gros bisous Cath ce n’est qu’un moment qui passe le cafard comme un vol de papillon…..

2
Mardi 27 Novembre 2012 à 16:09   Supprimer le commentaire
Marine D

Eh oui, tout est choix, et dans la balance j’espère que tu ne regrettes pas cette décision, moi je sais que j’aurais une telle nostalgie que je ne pourrais pss mais chacun réagit à sa manière Croc, je sais que la vie peut être difficile partout et misérable sur ces beaux rivages aussi,  hélàs…

Rien n’est simple, l’essentiel c’est de se sentir le mieux possible là où on a choisi d’être…
Je t’embrasse

1
Mardi 27 Novembre 2012 à 15:51   Supprimer le commentaire

Et merci à toi, Dame Croc pour ce billet que je trouve si émouvant…

Je vais le mettre en lien, pour qu’il ne se perde pas dans les sous-sols de ton blog et que chacun le retrouve s’il décide de fouiller un jour dans mes archives.

Partir est toujours un choix difficile.. Une amie me disait qu’on ne pouvait pas choisir sans abandonner forcément quelque chose ou quelqu’un.

Pourquoi ne peut-on pas tout garder de ce que nous aimons ?

 

Passe une douce journée. Prends bien soin de toi là-bas.

Mardi 27 Novembre 2012 à 16:09   Supprimer le commentaire
Marine D

Eh oui, tout est choix, et dans la balance j’espère que tu ne regrettes pas cette décision, moi je sais que j’aurais une telle nostalgie que je ne pourrais pss mais chacun réagit à sa manière Croc, je sais que la vie peut être difficile partout et misérable sur ces beaux rivages aussi,  hélàs…

Rien n’est simple, l’essentiel c’est de se sentir le mieux possible là où on a choisi d’être…
Je t’embrasse

1
Mardi 27 Novembre 2012 à 15:51   Supprimer le commentaire
Et merci à toi, Dame Croc pour ce billet que je trouve si émouvant…
Je vais le mettre en lien, pour qu’il ne se perde pas dans les sous-sols de ton blog et que chacun le retrouve s’il décide de fouiller un jour dans mes archives.
Partir est toujours un choix difficile.. Une amie me disait qu’on ne pouvait pas choisir sans abandonner forcément quelque chose ou quelqu’un.
Pourquoi ne peut-on pas tout garder de ce que nous aimons ?
Passe une douce journée. Prends bien soin de toi là-bas.
Pour marque-pages : Permaliens.

Une réponse à A Yeur

  1. Quichottine dit :

    Suite à ta proposition…. je pensais…

    Accepterais-tu de me confier une partie de ce billet pour la nouvelle anthologie ?

    Tu serais la grande soeur qui est partie au loin, qui ne pourra pas être des noces, mais qui envoie une lettre à la mariée, pour lui dire tout ce qu’elle ressent… et peut-être aussi lui souhaiter beaucoup de bonheur, un bonheur qui est partout où sont ceux que nous aimons.

    Prends bien soin de toi, Amie.
    Je t’embrasse très fort.

    Merci pour tout.

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