366 réel – 7 mars

7 mars : leçon à apprendre par cœur

Joker, j’ai passé l’âge. Ou alors apprendre à dire ou même à lire sans pleurer le magnifique « Funeral blues » de W.H. Auden. Mais si, tout le monde le connaît : c’est l’émouvant éloge de Matthew à Garrett pour ses funérailles dans « 4 mariages et un enterrement ».

Je vais dépasser les 100 mots, mais tant pis. En avant pour une nouvelle crise de larmes 😀

La traduction française suit cette version originale

Stop all the clocks, cut off the telephone,
Prevent the dog from barking with a juicy bone,
Silence the pianos and with muffled drum
Bring out the coffin, let the mourners come.

Let aeroplanes circle moaning overhead
Scribbling on the sky the message He Is Dead,
Put crepe bows round the white necks of the public doves,
Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

He was my North, my South, my East and West,
My working week and my Sunday rest,
My noon, my midnight, my talk, my song;
I thought that love would last for ever: I was wrong.

The stars are not wanted now: put out every one;
Pack up the moon and dismantle the sun;
Pour away the ocean and sweep up the wood.
For nothing now can ever come to any good.

Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d’aboyer pour l’os que je lui donne.
Faire taire les pianos, et sans roulements de tambours,
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors,
Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort.
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices,
Ganter de noir les mains des agents de police.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l’amour jamais ne finirait, j’avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu’on les balaye,
Démonter la lune et le soleil,
Vider l’océan, arracher la forêt,
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

 

Pour marque-pages : Permaliens.

12 réponses à 366 réel – 7 mars

  1. Asphodèle dit :

    J’avais adoré ce film mais je ne me rappelais pas la chanson, merci pour la traduction ! 😉

  2. epiceas dit :

    Tu sais quoi, je suis pourtant très cinéphile, mais je connais pas du tout cette référence ! 😉
    Mais c’est un joli texte… mais c’est de l’ironie ou de l’humour ou c’est sincère dans la scène ?
    @+

  3. dimdamdom59 dit :

    Un film que j’ai adoré avec le beau Hugh Grant, mais je ne m’en souvenais pas par coeur 😉
    Merci pour ce rappel!!!
    Bisous bisous.
    Domi.

  4. Florence dit :

    Florence – Testé pour vous
    Oui, je connais et c’est magnifique. C’est un cri d’amour, de désespoir qui ne me laisse jamais insensible…Lorsqu’arrive ce passage, j’exige le silence..et je plonge, à chaque fois 🙁
    A très bientôt et flemmardage aujourd’hui ? Pour moi, je pense que oui…j’ai envie de flemmarder alors ça sera flemmardage 🙂

  5. Oupsss ! Très joli et très remuant…
    J’aime beaucoup ce film…

  6. Valentyne dit :

    Très fortes ces paroles !
    Un film à revoir 🙂

  7. marine dit :

    J’ai vu le film il y a longtemps, merci pour la traduction. C’est tout ce qu’on ressent lorsqu’on perd un être très cher !
    Bisous et bon dimanche Cath

  8. Quichottine dit :

    Je vais revoir le film… tout bientôt.
    Ce sera en pensant à toi. 🙂
    Passe une douce journée Croc. Je t’embrasse.

  9. Kri dit :

    Bonjour Croc
    Tes mots savent transmettre les émotions
    Bon dimanche

  10. flipperine dit :

    un beau poème et que c’est dur de perdre l’être aimé

  11. Martine85 dit :

    J’ai vu le film mais je ne m’en souvenais plus. j’aime beaucoup. Merci de la découverte

  12. Marlaguette dit :

    En passant chez Asphodèle, je viens de découvrir que tu participes aussi aux 365… Un plaisir de te lire !

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