Journal – Chap. 7

Jour 26 : Pourquoi je ne ferai pas de pain? Parce que j’en ai pétri mon aise, à la main, sans robot, de la pâte à pain, là-bas, dans un autre monde, dans une autre vie, dans ce pays paradisiaque où le pain est inconnu. Le vrai pain, j’entends. Bien sûr, on trouve des baguettes, vieux reste de l’occupation française. Mais la recette, ou le four, ou la farine, bref, le résultat est à pleurer : sorti du four, léger et totalement inconsistant. 2h après, nous obtenons ce qui ressemble à une baguette, mais aussi mou que du chewing-gum, et le soir, ben, sec comme un bout de bois. Même les baguettes à 35 cts d’Edouard sont meilleures. Bref, j’ai appris à faire du pain, à pétrir longuement, à essayer diverses recettes, au piment, au miel, à la cardamome, etc… Laissons reposer, enfournons, 1h de cuisson au feu de bois, goûtons…. Mmmmmmm! Ah le four? Voilà, un bidon d’huile de coco, recyclé :

Jour 30 : Je vais bientôt arrêter de compter les jours, je me sens dans la peau d’un prisonnier qui attend sa libération, alors que nous faisons partie des privilégiés, confinés en pleine nature. Et je le prouve :

Ah, et la Maïzena ? Même utilisation que la farine, mêmes proportions :1g de Maïzena = 1g de farine. Seule différence : ne jamais diluer dans un liquide chaud.

 

 

Journal – Chap.6

Jour 19. Considérant ma tignasse, je ne peux que me féliciter de n’avoir pas écouté les fashionatas qui me conseillaient de cacher mes cheveux blancs sous des couleurs. Ce qui me conduit à penser que si le confinement dure encore 2 mois, il restera très peu de blondes sur le territoire. Et qu’il sera encore plus difficile d’obtenir un rendez-vous chez le coiffeur que chez l’ophtalmo .

Jour 20 :  Dans le fond de ma bibliothèque, la nuit dernière, j’ai trouvé ce vieux vieux bouquin, glané sur un vide grenier, il y a pfffffooouuuuu……….. Impeccable pour soigner mon insomnie, je m’y suis replongée avec plaisir. Et donc ce soir, soirée streaming, avec Monsieur Hitchcock, pour regarder quoi? Ben oui, Rebecca !

 

Jours 20,21 : Ma foi, rien à dire, rien à signaler. Grand beau temps, déconfinons   short et T-shirts, et petit déjeunons au soleil. Sans honte !

Jour 22 : Toujours pas de farine. C’est dans des moments comme celui-ci que j’ai une pensée émue pour ma grand-mère, qui m’a initiée très jeune aux secrets de la Maïzena. Que de toute évidence, mes voisins sont trop couillons pour utiliser, le rayon est plein. Servons nous donc avec allégresse. Bien sûr je ne ferai pas de pain. Mais je vais vous confier un secret. Demain, ou un autre jour, ménageons le suspense …..

Journal – Chap. 4

Jour 17  : Merci l’internet qui foisonne de recettes pour s’occuper. La france regorge de boulangers en herbe. Et donc, maintenant, on ne trouve plus de farine. Dûment nantie de mon ausweiss, je me suis risquée à une mission ravitaillement. (Vous remarquerez que j’emploie le vocabulaire guerrier de l’ado  qui nous gouverne) Mon caddie rempli chez Edouard, sauf la farine, j’ai visité les 3 supermarchés voisins de chez lui, et ben rien! Et avec quoi je fais mes crêpes, moi, hein? Et ma béchamel? Et les muffins et autres scones?😁

Jour 17 toujours. Des effets du confinement sur les humeurs. L’Homme entre et me trouve en train de faire des crêpes (oui, il restait un peu de farine au fond d’un bocal. Maintenant, je vais aller ramasser des glands dans la forêt et les moudre). Lui, gourmand dans l’âme : « ah, mais que serais-je sans toi? » Moi, aimable : « certainement beaucoup plus mince ».

Jour 17 suite et fin. Je viens de finir la série anglaise Mr Selfridge. Je me tâte : vais-je enfin regarder les feux de l’amour en commençant par épisode 1 ? A moins que….. Santa Barbara? J’hésite …

 

Journal – Chap. 3

Jour 12. Par chance, lorsque nous avions choisi de nous expatrier, nous avions compilé des tonnes de musique sur un disque dur, ce dernier a par miracle survécu à nos multiples déménagements, ce qui nous permet de vivre en musique, que ce soit dans le jardin, à la maison, sur la terrasse . Pourquoi je vous raconte ça ? A cause de Robert Charlebois, qui vient de me dire « si j’avais les ailes d’un ange, je partirais pour  » lui a Quebec, mais moi, sans hésiter je repartirais sur l’île rouge, dans mon village de brousse, au bord du lagon. Parce qu  »il me semble que la misère serait moins pénible au soleil « 

Mon image

Jour 13 : Je changerai d’heure à la fin du confinement. Pour une fois que j’ai une bonne raison de boycotter….

Jour 13 toujours. Ce merveilleux silence, troublé seulement par les roulades du rouge-gorge, le pépiement de la mésange et les chamailleries des geais qui pullulent dans le bois, me permet d’entendre, depuis la terrasse, le bourdonnement des abeilles dans l’arbre qui fleurit, là-bas, en bas du pré. Bonheur tout simple.

Jour 16. Le temps est morose, tout comme mon humeur. Je sais que je suis une emmerdeuse, mais je n’ai jamais accepté les contraintes, ce qui m’a valu une vie professionnelle parfois chaotique. Alors si, par choix, lorsque nous sommes revenus en France, nous avons toujours fui la civilisation, tout en acceptant ses bienfaits ,(aha, je vous ai vus venir là…. ), ça commence à m’agacer de savoir que je ne peux pas sauter dans ma voiture pour faire les 10km qui me séparent des rochers au praliné dont j’ai une furieuse envie. Chose qui, bien sûr, ne m’arriverait pas en temps normal! Ok, si, bien sûr, je pourrais, en faisant fi de la sécurité, mais bon….

Journal – Chap. 2

Jour 11. Comme tous les matins, un « waf » impératif résonne derrière la porte de la chambre. Il est 7h00. Tu réponds « oui, j’arrive », cela suffit au molosse qui a le sentiment d’avoir accompli son devoir. Tu t’accordes 5 à 8mn pour te réveiller tout a fait. Un coup d’oeil hâtif vers la fenêtre, chic il va faire beau (comme Scarlett O’Hara, le fameux jour du pique-nique ou elle s’est couverte de ridicule devant Ashley et Rhett – mais en moins sexy, les yeux bouffis et la crinière hirsute). Tu t’émerveilles du chant des oiseaux, de ce grand calme, et tu te demandes « voyons, il y a un truc qui me chagrinait hier, c’était quoi? ». Tu te lèves, enfiles ton grand gilet, sors avec le chien, pas une voiture, pas un avion, un calme absolu, et tu te rappelles : tout a basculé, il y a quelques semaines . Plus rien ne sera jamais pareil.

Journal – chap.1

Jour 2. Que voulez vous dire, qu’il me demande Facebook. Je veux dire à mes enfants et à leurs potes de rester chez eux, et de ne pas recevoir de visites, ça me dévasterait de vous savoir atteints et de ne pas pouvoir être avec vous. Je veux dire que je considère toutefois les coiffeurs comme indispensables à la vie de la nation et au moral de la plèbe et je me demande si manu et sa bonne femme vont s en passer pendant 2 semaines, si ce n est plus. Je veux dire qu a la lecture des news on n a qu’une envie, c est de se flinguer pour accélérer les choses. Je veux dire que je me demande ou sont les flics en ce moment alors qu’une bande de vandales fait du moto-cross dans les bois avoisinants , et ce coup ci je ne retiendrai pas Nelson s il fonce dans le tas. Je veux dire enfin et je le dis pour la première fois de ma vie, moi qui suis agnostique : que Dieu vous garde 😘😘

Jour 3. 17°, grand soleil, rouge gorges, grives, et autres s’époumonent. Café sur la terrasse. Flemme. Même pas honte.

Jour 4. Je vire Google news de mes applis On n’y parle que du coronavirus, et plus du tout des robes de Laetizia d’Espagne ou des tenues de Megan Markle ou encore des coiffures à essayer pour aller en boite. C’est déprimant.

Jour 5 . Mon congélo n’étant pas extensible, s’est posée la question cruciale du pain. Munie donc du précieux sésame, je descends au ravitaillement. La boulangerie dévalisée, je me rabats sur la grande surface locale Chez Edouard, 15 personnes font la queue sur le parking. Demi tour, donc pas envie de poireauter au milieu d’autres gens . Lidl étant 100m plus loin, et sans file d’attente, allons y. Incroyable le nombre de gens que j’ai vus dans ce magasin, munis de masques, de ceux qui sont introuvables. Je m’interroge : où les ont ils trouvés ? Par contre, conversation très sympathique avec la jeune femme à la caisse : » il est joli, votre masque, avec ces petites fleurs et ce galon, fait maison ?  » oui, bien sûr, c’est évident. Je n’aurais jamais cru avoir a tenir un jour ce genre de propos…..

Jour 7. Ce que je veux dire , eh bien que, quand on a le bonheur de vivre dans le Sud, entourée de cyprès et qu’on a le malheur d’être totalement allergique au pollen, qu’on a la chance de pouvoir marcher des kilomètres dans la propriété et qu’on est affligée de sciatique et d’arthrose chroniques, et bien quand on lit les symptômes du covid, yeux rouges, qui coulent, toux, courbatures, on a un moment d’angoisse 😄😄 moralité : ne pas lire les messages d’info qui pullulent sur les résosossiô 😂😂

Jour 8 : j’ai entendu une voiture, là-bas, sur la route !

Jour 9. Nous en sommes à la 3e mouture de leur fichue attestation. Donc 3 choses me viennent à l’esprit : il est où l’esprit écolo, préservons la planète, les arbres, la nature etc etc avec la somme de papier et d’encre que cela suppose de gâcher simplement pour aller faire lever la patte à Médor ? Et elle sert à quoi cette attestation, par exemple je déclare que je vais faire des courses, mais je vais simplement faire un bisou à la copine au village d’en face, a moins que les pandores ne me fassent ouvrir mon coffre, je vois pas … Et si les clowns du gouvernement sont infichus de décider en une seule fois de la mouture d’une simple feuille A4, imaginez la rédaction des nouvelles dispositions de la retraite . .

Jour 10 : Finalement, j’ai investi dans ces merveilleux stylos paper mate, nantis d’un capuchon gomme qui permet d’effacer l’encre dudit stylo pour réécrire par dessus. Voilà voilà. Vous remarquerez que je vous raconte cela d’une façon tout à fait désinvolte, comme s’il était anodin d’aller acheter lesdits stylos, comme on pouvait le faire dans une autre vie, sans se livrer à un cérémonial d’attestation à imprimer (et qui n’a servi à rien, pas un contrôle !), de mains à désinfecter, de masque (fait maison) à enlever avec précaution. Je vous rassure, j’ai profité d’une descente à la pharmacie (traitement à renouveler, doliprane, collyre pour pauvres yeux martyrisés par le pollen) pour faire un saut chez mon ami Edouard, juste à côté.

Journal – Prologue – Ici, rien n’a changé …

Jour 1: Ici, au milieu de la forêt, rien n’a changé. Si ce n’étaient les nouvelles, mauvaises, que l’on peut lire dans la presse virtuelle, je m’étonnerais peut-être d’entendre beaucoup moins d’hélicoptères, je me demanderais où sont passés les engins de la sécurité civile et de l’armée. Le chant des rouge-gorge, les disputes des geais dans les chênes verts, les chuchotements des merles dans les buissons rythment nos journées. Le soleil est là, les arbres fleurissent, ou bourgeonnent, l’herbe pousse, les renards continuent de laisser leurs marques au sol, notre massif se fiche éperdument de la catastrophe qui s’abat sur l’humanité.

Et si, justement, il s’en réjouissait? Si justement, la nature se vengeait de ce que les humains lui ont fait subir? Et si, constatant que les avertissements pourtant bien clairs qu’elle a prodigués, de tempête en canicule, de pluies diluviennes en sécheresses persistantes, et si elle avait décidé d’obliger ces intrus malfaisants à se terrer dans leurs trous, comme ils obligent la faune sauvage à le faire, si elle avait décidé de se débarrasser d’une bonne partie d’entre eux pour enfin respirer, pour enfin se régénérer, pour enfin laisser le champ libre à tous ces autres êtres vivants que l’homme martyrise plus ou moins consciemment, à coup de chasse à outrance, de poisons déversés sur les sols et dans les eaux? Et si……? Et si, enfin sa colère se calme, l’homme retiendra-t-il la leçon?

En attendant, le calme règne au milieu de la forêt, le soir tombe, la brume s’élève du vallon, la hulotte nous annonce sa sortie, le renard glapit, là-bas, sur l’autre versant, ici, rien n’a changé ….

Escapade

Pour Ghislaine (clic) qui nous demande de caser les mots :
reflets, matin, bord, chapeau, brise, jouer, mettre, emmener et de broder en « couleur »

Nous sommes partis quelques jours, pas très loin : de l‘Estérel au Roussillon ce n’est pas le bout du monde. Mais nous avions envie de nous aérer et d’emmener les chiens au bord de la mer, quelque part où la plage s’ouvre à l’infini sous nos yeux, pas cette horreur bétonnée de la côte d’azur, paradis du bling bling. Partis tôt le matin, sous un ciel d’un gris d’ardoise et une pluie battante, nous avons laissé derrière nous les roches rouges de notre massif, pour aller à la rencontre d’un ciel plus dégagé. Évidemment, nous n’avons pas eu assez de soleil pour avoir à mettre un chapeau, mais le temps fut relativement beau, les nuages chassés par une forte tramontane qui tenait plus de la bise que de la brise ! Mais enfin, la méditerranée d’un bleu outremer, aux reflets changeants, était assez calme pour que les chiens puissent jouer à loisir dans l’eau, pendant que nous arpentions le sable doré, çà et là émaillé du rose vif des fleurs de griffes de sorcière, avalant les kilomètres en faisant collecte de galets et de bois flotté.


Et le soir, retour au gîte, dans la verdure d’une zone maraîchère, avec une vue magnifique sur le Canigó au sommet chapeauté de neige d’un blanc éclatant, nous pouvions apprécier un repos bienvenu autant pour les humains que pour les poilus.

Help !

Pour Ghislaine (clic) il faut caser les mots Récit, courses, sanction, égal, faire, trouver, placer, pensant, et/ou utiliser des mots contenant « cour ».


Pensant sûrement nous amuser, finalement elle nous demande de faire un récit que je trouve orienté vers le sport. Je vais donc essayer de m’acquitter de cette sanction, moi qui éprouve une répugnance sans égale envers tout ce qui touche à la compétition, courses de toutes sortes, ballon etc etc.(J’rigole, hein) Et voilà,malgré tout, j’ai réussi à tout placer, bien qu’ayant l’esprit en court-circuit. Pourquoi? Parce que, en bonne fille, je fais régulièrement les mises à jour quand on m’enjoint de les faire, ne voulant pas courir le risque d’une panne, d’une perte de données, que sais-je ?

donc, je m’arme de courage, et j’entame le parcours du combattant : télécharger les mises à jour. Et quant on vit au milieu des bois, en montagne, le processus est loin d’être court, avec un internet en très très bas débit, à cause des montagnes, du réseau cuivre en bout de ligne . J’aurais plus vite fait de faire 3 fois le tour des 15ha de forêt qui nous entourent, et sans courir !

Bon, ça y est, tout est en place et là, patatras, ma belle humeur tourne court. Mon PC plante lamentablement, les fichiers sont cryptés. J’ai beau recourir aux nettoyages de disque dur, courailler d’un anti virus à l’autre, le discours est le même partout : no souci. Pas d’autre recours que de foncer demander secours chez le technicien le plus proche. Et son verdict tombe : »vilain virus, on garde la machine et on vous appelle quand elle sera prête. »

Et depuis hier, j’attends l’appel du secouriste qui soulagera et mon esprit et mon porte-monnaie …..

En attendant, j’ai ressorti mon autre PC vieux de 8 ans,que je conservais religieusement sur une étagère, et contrairement au rhum, il ne se bonifie pas avec l’âge : le « d » a disparu, j’ai copié cette lettre sur un autre texte et je procède en copié-collé, pratique, j’vous jure! (je voulais écrire vvhisky mais le double V est aussi aux abonnés absents …..)



Mora-mora

Pour Ghislaine (clic) qui nous demande de jouer avec les mots Instants, impensable, réalité, destin, fugues, oiseaux, fermer, quitter. Et de nous parler de repos et de tranquillité

Il paraîssait impensable au moment on l’on a décidé de tout quitter, pour aller vivre à Yeur, d’en revenir un jour. Mais il a pourtant fallu, parce que, la vie, les enfants, et leurs enfants sont si loin, parce qu’il faut régler toute cette paperasse nécessaire quand on vieillit, mais se dire qu’on repartira, parce qu’on y a laissé un morceau de son coeur….

Aujourd’hui, il me suffit de fermer les yeux pour m’offrir une fugue et revenir dans cette île magique, pleine de couleurs qui claquent, d’oiseaux inconnus dans notre hémisphère, de fleurs exubérantes, de paysages extravagants , et pendant quelques instants, toujours trop brefs, je fuis la réalité de ce monde trop terne, top violent, trop gris.

Madagascar, vois-tu, est une île qui invite au repos, où la vie s’écoule doucement, lentement. Le premier mot malgache que tu apprends, là-bas, est mora-mora (doucement), Il est universel, dans cette île qui comprend 18 ethnies différentes et autant de dialectes,

Bien sûr, la vie n’est pas toute rose, y règnent la corruption, la sorcellerie, les bandits, la pauvreté, mais si tu sais éviter les villes, si tu sais apprécier la vie en brousse, tu découvres des oasis de calme, de tranquillité, et ma foi, tu fais l’impasse sur le manque d’électricité, d’eau courante, tu te laisses porter par la douce nonchalance qui rythme le quotidien, tu savoures les rires et les chants dans l’allée poussiéreuse qui passe devant ta case, les pêcheurs qui viennent te porter une grosse carangue, les chinois qui te chambrent gentiment, les enfants qui jouent avec trois fois rien, et les gens, ah les gens ……..

Tu apprends la patience, tu deviens philosophe, et comme les indiens que tu côtoies, tu penses Inch’Allah et tu deviens fataliste, tu te dis que ce qui doit arriver arrivera, et tu t’en remets au destin. Alors, même si tu travailles, que tu as la responsabilité d’un hôtel, de 14 employés, tu te sens toujours en vacances, tu as fait un bond de plus d’un siècle dans le passé, et tu vis mora-mora ….

Et tu repenses à l’invitation au voyage de Baudelaire

« Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !

… /…

Les soleils couchants,

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est la-pirogue.jpg.

Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,


D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.
 
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. «