Presqu’hiver

Pour Clo, qui nous a quittés bien trop tôt, et qui avait aimé ce billet. Elle m’avait demandé de lui envoyer toutes les photos, ce que j’avais fait… Alors, c’est en pensant à toi, l’Ottomane, , dont je guette encore les commentaires, dont j’ai gardé les adresses dans mes contacts, que j’ai recherché cet article, pour le republier.
L’automne évoque toujours des couleurs flamboyantes, mais on oublie certains matins enrubannés d’une ouate translucide, qui laisse courir un petit frisson le long de l’échine, emperlant les toiles d’araignées …………
On évolue dans un silence feutré, troublé seulement par le petit plic plic des feuilles qui dégouttent………..

Le lac, d’habitude si souriant, prend des allures fantomatiques :les toiles d’araignées se gonflent doucement sous un imperceptible courant d’air


les sapins semblent se préparer à se parer  pour Noël

TA2

Même l’eau frissonne ..
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Scènes de Rue 25

Pour les Scènes de rue du mercredi, chez Rosa.

A Madagascar, on voit très très peu de décorations de Noël dans les rues ou dans les magasins, que l’on soit en province ou dans la capitale.

Foin de ces décorations tapageuses qui laissent à penser que Noël est devenu prétexte à un concours de lumières. J’avais lu, il y a quelque temps une phrase qui m’avait réjouie :  » on change d’heure fin octobre pour faire des économies d’énergie, et un mois après nos villes font des illuminations qu’on peut voir depuis l’espace …. »

Bien, ce n’est pas le propos du jour.

Peu de décorations pour Noël, donc. Mais les européens vivant à Madagascar sont très attachés à leurs traditions, les commerçants et les vendeurs de rue l’ont vite compris. Et c’est ainsi, qu’à Antananarivo, début décembre, début aussi de la saison des pluies,  on peut voir déambuler dans les rues des sapins de Noël, bien artificiels, bien verts ou tout blancs, totalement décalés, sous cette lumière aveuglante et par cette chaleur moite, 35°, et  cette atmosphère humide qui devient de plus en plus étouffante au fur et à mesure que la journée s’avance  …
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Scènes de rue – 23

Pour les Scènes de rue du jeudi, chez Olgayou

Sous le nom d’Hôtel des Mines, il fut un temps le plus bel hôtel de Diégo. On le doit à Alphonse Mortages, personnage haut en couleurs qui débarqua à Diégo en 1897.
Aventurier sympathique et généreux, il découvrit les mines d’or d’Andavakoera, devint fabuleusement riche, se ruina plusieurs fois et nous laissa ce splendide bâtiment.
Dans « L’Ile Rouge », le romancier Jean d’Esme évoquait, en 1928 en des termes qui font rêver, l’hôtel et son constructeur : « Gardant sans doute un souvenir tenace de sa première profession et revenant à ses vieilles amours, l’heureux mineur fit construire, en ce Diégo-Suarez aride et inhospitalier aux touristes, un hôtel, mais un hôtel confortable, vaste, coquet avec son patio intérieur, ses arcades nombreuses, ses chambres larges et aérées, sa longue salle à manger et son billard envahis de fraîcheur, et sa terrasse ouverte sur la grande féerie de la baie. Comme de juste, il l’appela l’Hôtel des Mines. Lire la suite

Scènes de rue – 22

Pour les Scènes de rue du  jeudi chez Olgayou.

Le zébu, animal roi de l’île. Il tire les charrettes, aide aux labours, est sacrifié lors des obsèques. Nous avons dans le Sud la meilleure viande de zébu de toute l’île : les zébus paissent dans l’herbe maigre, mais salée des quelques petites prairies de bord de mer de la région de Tuléar, et la viande a ce petit goût salé que l’on connait en France avec les agneaux de pré salé. Lire la suite