Ma louve

Nelson, mon gros père, est arrivé chez nous, âgé de 8 semaines. Il a grandi avec nous, constamment en notre présence – de l’avantage d’être gardien d’une propriété habitée seulement 2 mois par an par les propriétaires – et son éducation s’est faite toute seule, au jour le jour, Mis à part le fait qu’il a une peur panique des chevaux et qu’il défend farouchement son espace de sécurité, il est au top,

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Il déborde d’énergie, au point que n’en pouvant plus de jouer, se balader constamment avec lui, nous avions pensé peut-être lui trouver un copain ou une copine. Jeune de préférence, ou du moins pas un bébé.

Et puis, en décembre, sur une page dédiée au berger Hollandais, je vois une annonce, pour une chienne âgée de 7 mois, qui cherche une famille d’accueil. Nous avons répondu par retour, et fin décembre, ses maîtres nous ont amené Ouchka.

Et nous sommes allés de mauvaise surprise en mauvaise surprise. Âgée en fait de 1 an, elle est craintive, méfiante, agressive.

Je la prends par le collier, elle mord. Je veux la mettre en laisse ou en longe, elle mord. Elle squatte le canapé, elle grogne et montre les dents, m’interdit de m’en approcher. Elle déchire coussins et accoudoirs des fauteuils, je le lui interdis, grognement, dents découvertes. En voiture, elle mord Nelson, ronge les ceintures de sécurité, ses attaches, les plaids de protection des sièges. Dans le jardin, si elle joue avec Nelson, se promène à nos côtés, elle ne joue pas avec nous, n’a aucun rappel, refuse de rentrer, nous ignore somptueusement.

J’en étais presque arrivée à avoir peur d’elle.

Alors, nous avons investi dans des tonnes de friandises pour chien, et commencé un très long travail d’approche, déployant des réserves de patience et de douceur dont je ne me savais pas capable.

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Aujourd’hui, deux mois et demi plus tard, même s’il y a encore beaucoup à faire, je peux la faire rentrer en la prenant par le collier, elle tourne enfin la tête vers nous quand nous l’appelons, même si elle ne vient pas immédiatement ; je peux me poser sur le canapé ou sur sa couette, à côté d’elle pour des gratouilles sans fin, elle offre enfin son ventre à la caresse. Quand elle joue dehors , il lui arrive de rentrer en coup de vent, se précipiter sur moi, me faire une léchouille et repartir à ses jeux. Si elle entame une entreprise de destruction, maintenant un NON très ferme suffit à la faire cesser, sans rébellion. Elle a décidé que j’étais sa chose, et me garde, vient mendier un câlin, et n’est jamais très loin de moi, sauf pour d’interminables bagarres, ou des courses sans fin avec Nelson.

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Et en voiture, ben…. nous avons investi dans un monospace où Nelson trône sur le siège arrière, dûment équipé de harnais et laisse de sécurité, et d’où il peut surveiller la route, et pour elle, cage de transport dans laquelle elle saute avec enthousiasme, elle sait que c’est synonyme de balade.

De mon côté, j’ai appris à décrypter son langage de grognements : celui de l’invitation au jeu, et celui, impératif de 17h30 : c’est l’heure de manger ! 😀

Reste encore un gros travail : au club canin, où nous les avons inscrits tous les deux, elle est encore affublée du ruban jaune « chien réactif qui a besoin de sa distance de sécurité », tout comme Nelson, d’ailleurs, ni l’un ni l’autre ne supportant que l’un de leurs congénères ne nous approche s’ils sont en laisse à nos côtés, ignorant par contre superbement les humains. Mais en balade et en liberté, ils sont ravis de jouer avec les chiens que nous rencontrons, en balade avec leurs bipèdes. Donc, je suis confiante ..

Et elle fait des progrès constants. Ma louve, dont je ne pourrais plus maintenant me séparer. Avec Nelson, ma paire d’inséparables ….

Non que je cherche des compliments, mais la preuve en est que si les maîtres voulaient bien s’investir davantage, il y aurait moins d’abandons sous prétexte de méchanceté du chien.

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allez, je raconte

Faut bien que je raconte pourquoi j’ai disparu, cela me permet aussi d’essayer de comprendre où sont passés ces 15 mois sans blog….

Tout d’abord, je crois avoir expliqué que nous avions pris un poste de gardiennage de propriété dans le bordelais, avec une grande maison à entretenir, et un jardin, que dis-je, un parc à l’échelle. D’entrée, je me suis approprié  toute la partie jardinage, j’ai toujours aimé gratouiller la terre… Donc de taille des rosiers à création d’un petit espace herbes aromatiques, en passant par paillage, semis, arrosage, le soir arrivait vite et me trouvait rompue et paresseuse.

L’été , les propriétaires venant passer leurs vacances, recoivent amis et parents, et donc surcroit de travail, ne laissant pas un instant de libre, et me laissant par contre l’esprit parfaitement stérile. Et puis septembre arrive, les vacanciers s’en vont, et c’est alors que mon Jules me sachant pétocharde, souvent seule le soir au milieu de 5 hectares de forêt, décide d’adopter un chien. A mon corps défendant.  J’avais dit « plus jamais de chien, je suis trop malheureuse lorsqu’ils disparaissent, ou lorsque je dois m’en séparer ».

Mais comment ne pas craquer quand voit ceci :

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Et Nelson est arrivé, berger hollandais, petite boule de poils  bringés, au regard inquisiteur
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Évidemment, Jules, au début, n’a pas trop apprécié de devoir partager son territoire avec ce truc remuant et bruyant
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et a pendant quelque temps maintenu l’intrus sous surveillance
hebergement d'imageMais finalement, une prudente cohabitation a fini par se créer.

Par contre, moi, je n’ai plus eu une minute de libre !

 

Le chat

…/…C’est l’esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?

Quand mes yeux, vers ce chat que j’aime
Tirés comme par un aimant
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.

C. Baudelaire

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Café des îles

Pour les recettes de cuisine de Melle Domi (clic)

Je ne sais pas ce qui s’est passé dans mon emploi du temps pourtant peu surchargé, toujours est-il que je n’ai pas eu l’opportunité de concocter une recette maison.

Alors, j’ai plongé dans mes archives, pour vous proposer ceci :
Dans un grand verre épais, genre verre à grog, verser
– sucre de canne
– puis du rhum chaud
– puis un expresso
Le tout, en versant précautionneusement en tenant le verre incliné pour éviter le mélange des ingrédients et obtenir un effet de couches de couleurs superposées.

Les gourmands pourront ajouter un nuage de chantilly saupoudrée de cacao noir ou de cannelle, ou mieux, le fin du fin, une boule de glace au rhum ou au coco…………..

Cette variante exotique de l’Irish coffee  peut devenir un French coffee en remplaçant le rhum par de l’armagnac ou du cognac chaud……….
Le plus difficile, dans ces préparations, étant celle de l’expresso :

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