Help !

Pour Ghislaine (clic) il faut caser les mots Récit, courses, sanction, égal, faire, trouver, placer, pensant, et/ou utiliser des mots contenant « cour ».


Pensant sûrement nous amuser, finalement elle nous demande de faire un récit que je trouve orienté vers le sport. Je vais donc essayer de m’acquitter de cette sanction, moi qui éprouve une répugnance sans égale envers tout ce qui touche à la compétition, courses de toutes sortes, ballon etc etc.(J’rigole, hein) Et voilà,malgré tout, j’ai réussi à tout placer, bien qu’ayant l’esprit en court-circuit. Pourquoi? Parce que, en bonne fille, je fais régulièrement les mises à jour quand on m’enjoint de les faire, ne voulant pas courir le risque d’une panne, d’une perte de données, que sais-je ?

donc, je m’arme de courage, et j’entame le parcours du combattant : télécharger les mises à jour. Et quant on vit au milieu des bois, en montagne, le processus est loin d’être court, avec un internet en très très bas débit, à cause des montagnes, du réseau cuivre en bout de ligne . J’aurais plus vite fait de faire 3 fois le tour des 15ha de forêt qui nous entourent, et sans courir !

Bon, ça y est, tout est en place et là, patatras, ma belle humeur tourne court. Mon PC plante lamentablement, les fichiers sont cryptés. J’ai beau recourir aux nettoyages de disque dur, courailler d’un anti virus à l’autre, le discours est le même partout : no souci. Pas d’autre recours que de foncer demander secours chez le technicien le plus proche. Et son verdict tombe : »vilain virus, on garde la machine et on vous appelle quand elle sera prête. »

Et depuis hier, j’attends l’appel du secouriste qui soulagera et mon esprit et mon porte-monnaie …..

En attendant, j’ai ressorti mon autre PC vieux de 8 ans,que je conservais religieusement sur une étagère, et contrairement au rhum, il ne se bonifie pas avec l’âge : le « d » a disparu, j’ai copié cette lettre sur un autre texte et je procède en copié-collé, pratique, j’vous jure! (je voulais écrire vvhisky mais le double V est aussi aux abonnés absents …..)



Que sont mes amis devenus ?

« Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés »

Le 2 mars, Clo, notre belle ottomane aurait eu 70 ans. Elle nous a quittés bien trop tôt, et elle me manque toujours. Nous ne nous sommes jamais rencontrées « en vrai », mais via nos blogs, ou par email, nous avons entretenu de longues conversations, nous avions tant de points communs : l’amour des chiens et la détestation de ce que peuvent leur faire subir les humains, les bidouillages de photos, et nos statuts d’expats nous rapprochaient encore.

Pourquoi je viens parler d’elle ici? Parce que, parce qu’elle me manque, parce que je ne l’oublie pas, parce qu’elle est toujours dans mes contacts sur certains réseaux sociaux et ceux-ci viennent me rappeler son anniversaire. Parce que, lorsque je suis particulièrement fière d’un bidouillage photo, j’aimerais pouvoir lui demander son avis. Parce que, parce que, vous êtes quelques uns à l’avoir connue et aimée…. parce que j’avais envie de parler d’elle, simplement.

Ce qui m’amène aussi à avoir une pensée pour notre vieux complice, Jean-Marie, révolutionnaire, gouailleur, poète, qui avait rencontré Clo dans sa chère Turquie, et que j’avais eu la chance de connaître, et de partager avec lui de grands fou-rires et de saines indignations. Son esprit nous a quittés, il vit dans son monde, et lui aussi me manque. Je n’ai plus de nouvelles, j’ai perdu le numéro de téléphone de sa femme au cours de mes errances, et je me dis que c’est peut-être mieux ainsi…

Mes chers amis, vous me manquez et je me dis que c’est aussi cela, vieillir, voir grandir ce vide que laissent ceux qui partent….

Faits d’hiver, faits divers

Pour le défi N°87 de Ghislaine (clic), il faut conter un fait divers d’hiver et/ou utiliser les mots : Ame, état, mal, être, corps, rendre, vent, idée.

L’hiver se termine, bientôt, espérons le.

Cette saison si cruelle pour les plus mal lotis, ceux qui n’ont pas la chance dêtre logés, plus ou moins confortablement, mais logés.

Avoir un toit sur la tête, qui protège du froid, du vent, du gel, de la pluie. Savoir qu’il y aura un lieu, pas forcément à létat neuf, mais un endroit où l’on peut se rendre, pour se reposer le corps et l’âme, est-ce trop demander? Ces milliers de pauvres gens, sans ressources, pour certains sans patrie, qui ne connaissent que la peur, la peur du lendemain, la peur de la violence, la peur des violences policières, ces femmes qui tremblent pour leurs enfants, peuvent-ils espérer que ces nantis égoïstes, imbus de leur pouvoir, sans coeur, qui siègent au gouvernement, auront enfin un jour l’idée de réquisitionner tous ces bâtiments publics désaffectés pour enfin faire disparaitre cette misère, pour loger ces pauvres gens qui n’ont pas tous choisi de vivre dans la rue?

Rien que depuis le début de cet hiver, combien sont morts de froid, de faim ? Combien alimenteront encore la rubrique faits divers par leur disparition dans la plus totale indifférence des pouvoirs publics?

Ecoutez ce petit jeune, il le dit mieux que moi, avec ce clip tourné dans cette ville que j’ai tant aimée, Lyon :

En panne

Bonjour,

Cela fait plusieurs fois maintenant que je signale des pannes à Orange, les techniciens interviennent très rapidement, rien à dire. Mais…

Des volées de plomb endommagent les câbles….. et une fois le dégât constaté, les techniciens doivent revenir pour une remise en état. Et donc, maintenant, pas avant lundi.

En attendant, mon téléphone me sert de modem, mais dans notre merveilleuse montagne nous sommes en très bas débit et cela me prend un temps fou pour me connecter, et pour naviguer.

Ne m’en veuillez donc pas si je ne vous rends pas visite avant mardi ou mercredi….

Bonne fête

Déjà publié en 2012, et mis à part le nom du dictateur, rien n’a changé…..

Bonne fête à tous les Fêtnat.

Ben oui, je préfère souhaiter leur fête à tous les natifs des DOM, qui ont reçu ce prénom parce que nés le 14 juillet et que leurs parents, respectant la tradition, ont pris le nom figurant sur le calendrier.

Je préfère souhaiter une bonne fête aux Fêtnat, que célébrer le 14 juillet, car, entre nous, 14 juillet, ça signifie quoi, de nos jours ? Lire la suite

I : Ignoble, idéal, iceberg

J’ai failli zapper le défi alphabétique de Mâme Domi, pour les mots idéal, iceberg et ignoble, par manque d’inspiration : j’ai commencé plusieurs textes, et puis, non, rien ne venait.
Pas question de parler politique, c’est un sujet qui fâche, et on ne vient pas sur les blogs pour se fâcher, n’est-ce-pas?

Mais aujourd’hui, je le suis, fâchée. Et il se trouve que le motif de mon coup de gueule rentre pile poil dans le cadre.

Comme tout le monde, je musarde sur Facebook, ouvert il y a une paire d’années pour rester en contact avec ma tribu en France, pendant que je me dorais sous le soleil des tropiques. Je musarde donc, sur ce réseau, ce qui me permet de collecter et de partager un nombre incalculable d’âneries, des trucs en général tout à fait impersonnels et très souvent tout aussi stupides.

Et aujourd’hui, ce réseau social m’informe que « MR X aime cette publication ». Forcément, je vais la lire. Il se trouve que la publication aimée par ce contact est un mot haineux disant : Bâtards, moi je survis avec ma pension d’invalidité de 300€ et eux ils arrivent en France et on leur file 700€, sans jamais avoir travaillé ! suivi d’une photo d’un texte qui reprend à peu près la même « information », en rajoutant c’est l’ARCO -AGIRC qui confirme (pour info, ces deux dernières sont les caisses de retraite françaises).  Moi brave cruche, je réponds qu’avant de traiter les gens de bâtards on s’informe. Et de mettre en lien le texte définissant l’ allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Qui s’adresse aux personnes âgées de plus de 65 ans, et ayant des ressources nettement inférieures au SMIC. Les étrangers pouvant également en bénéficier, pourvu qu’ils vivent en France et réunissent certaines conditions. Là-dessus, la responsable de la publication me rentre dedans, pleurant encore son petit revenu et me répondant : « que cela te plaise ou non, je maintiens que ce sont des bâtards ». (Et en recherchant cette publication pour en reprendre le texte exact, je découvre qu’elle n’apparait plus sur ma page. Et pour cause, MR X, par le biais de qui je l’avais vue, s’est ôté de mes contacts 😀 . Pas une grande perte, que de constater la disparition de quelqu’un capable d’aimer ce genre de propos )

Je n’ai pas répondu, jugeant que les gens qui sont assez ignobles pour tenir ce genre de propos haineux sans chercher à s’informer davantage, doivent avoir le cœur aussi glacé et l’esprit aussi stérile qu’un iceberg ! Je conçois que ce n’est pas idéal d’avoir une pension d’invalidité de 300€, mais cela doit correspondre à un certain pourcentage d’incapacité de travail, il y a donc la possibilité d’avoir un emploi en complément, ou, après 65 ans de percevoir le complément de l’ASPA à concurrence des 801€ de cette allocation.

Quoiqu’il en soit, j’ai un mal fou à comprendre qu’il y ait encore de nos jours des esprits aussi obtus !

Pour Domi, en E, et Ghislaine, n°28

Pour  Domi, qui nous demande de disserter sur les mots Extase , Estime, Etable, et pour Ghislaine, qui, elle, nous demande de lui livrer ce que nous inspirent les mots Chuchoter, penser, décence, décor, ombre, amer, présence, sage, sénior, campagne, je vais conjuguer encore une fois les deux défis

Je suis maintenant largement senior, mais je n’en ai pas pour autant perdu le goût de longues errances dans la campagne Aquitaine. Il fut un temps où je partais ainsi me baguenauder pendant des heures, suivie de mon ombre fidèle et aimante, ma chienne, aujourd’hui disparue. hebergement d'image<a href=

Il m’arrive encore, au détour d’un bois, ou en vue d’une de ces étables où elle aimait aller renifler des odeurs qui la remplissaient dextase, il m’arrive encore de sentir sa présence. Et s’il m’arrive d’apercevoir au loin, comme dans un décor de cinéma, des biches,hebergement d'image

ou quelques daims, hebergement d'image, je me surprends à chuchoter « pas bouger » pour que ma bestiole ne leur fonce pas dessus pour le plaisir de les voir détaler.

Sa disparition me laisse un goût amer, quand il m’arrive de penser à l’infâme salaud qui l’a empoisonnée. Tant pis si je perds votre estime, (je crois que je n’apprendrai jamais à être sage), mais,  sans décence aucune, et sans honte, j’avoue nourrir encore des pensées de meurtre à son encontre.

Liberté ? Égalité ? Fraternité ?

Bon, je suis née ici, à une époque où la vie était vivable.
J’ai grandi ici, la vie était toujours vivable.
J’ai eu la chance de vivre dans des régions encore préservées, notamment l’Auvergne, air pur, nature presque encore sauvage.

Et puis je suis partie vivre ailleurs. Air encore plus pur, aliments naturellement bio, pas d’eau courante, pas d’électricité, mais pas de racisme, ni xénophobie, totale fraternisation entre les différentes religions et certains de leurs dérivés sectaires.

Et puis je suis revenue ici, pour trouver des aliments pollués, trafiqués, sans goût, c’est la plaie du siècle, on s’adapte. Mais je ne reconnais plus la France que j’avais quittée :

Pour avoir à justifier de la provenance de ma nationalité française quand je demande un passeport ou un renouvellement de CNI, en frémissant puisque fille d’un papa immigré, naturalisé, certes, mais pas né en France. Où, jusque dans ma campagne, je note des discours xénophobes, où quand j’annonce « pas d’alcool, pas de porc pour moi », on me regarde d’un oeil suspicieux.

Où un chef d’état, fantôme pâlot, laisse le pouvoir aux mains d’ un individu qui abuse de son pouvoir pour imposer des lois iniques. Où sous prétexte de terrorisme et d’attentats, on renouvelle encore et encore un état d’urgence, que l’on maintient à grands coups de « encore une menace d’attentat déjouée » et où l’on donne par là même encore plus de pouvoirs à la police. Des flics à tous les coins de rue, qui ont de plus, maintenant, le droit de tirer à vue. Dont on se demande, en voyant les actes de torture et de viol dont ces individus déguisés en super héros se rendent coupables, dont on se demande, donc, qui est le plus dangereux ? Le black qui traîne dans la cité? Ou le soi-disant « représentant de l’ordre »? Je me demande : elle est où la liberté ?

Dans un pays soumis à la corruption et aux malversations, où la pauvreté gagne du terrain chaque jour, mais où les puissants et leurs proches empochent sans vergogne les deniers publics, où tel petit bonhomme  passe royalement entre les mailles de la justice, alors qu’un jeune sans abri et sans ressources se voit infliger 2 mois de prison pour le vol d’un paquet de pâtes et de riz, alors même que le malheureux « cambriolé » refuse de porter plainte; Dans un pays où l’on accuse les chômeurs et autres bénéficiaires du RSA et diverses aides sociales de « frauder » et de ruiner l’économie du pays, alors que des ex premier ministres ont largement usé et abusé des ressources de l’état pour partir l’un en week-end dans son château ou l’autre pour aller assister à un match de foot à l’étranger, et cela sans qu’ils ne soient accusés de fraude ou de détournement…. Déjà, au XVIIe siècle, Mr de la Fontaine disait : Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir
Et je me demande : elle est où l’égalité ?

Dans un pays où l’on condamne un paysan pour avoir aidé, hébergé, nourri, soigné des migrants;  où l’on interdit à des bénévoles, qui deviennent par là-même hors la loi,  d’apporter de la nourriture aux migrants bloqués à la frontière franco-italienne; où l’on pose des rochers sous les ponts de Paris pour que les sans-abri n’aient même plus la ressource de s’y réfugier;  où  la police, encore elle, arrache et détruit couvertures et tentes sous lesquelles tentent de s’abriter quelques misérables, alors qu’il fait un froid glacial; où un flic prétend que le terme « bamboula »  est à peu près convenable et où un ancien juge d’instruction prétend que c’est un terme presque affectueux;  où j’ai vu un boulanger refuser de donner « du pain d’hier » à un SDF « t’as qu’à travailler! » et où ce même boulanger m’a regardée de travers lorsque j’ai donné deux pains sur les 3 que j’avais achetés à ce SDF « un pour vous, un pour le chien »; où le commun des mortels fait un  détour pour éviter la personne qui gît sur le sol et surtout si elle est mal vêtue; où des dizaines de familles vivent dans la rue par manque de moyens pour se loger alors que les villes regorgent de bâtiments – administratifs ou privés-  vides;
La Déclaration de 1948 précise : « Tous les êtres humains doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».
Et je me demande : elle est où, la fraternité ?

Je déteste Noël

Maintenant, maintenant que mes enfants sont grands, qu’ils ont eux-mêmes des enfants et que ce sont eux qui prennent en charge le cérémonial, maintenant je peux dire que je déteste Noël ….

Bien sûr, tant que les enfants étaient petits, nous avons décoré le sapin, maculé les vitres de dessins au pochoir, mis des guirlandes partout, entassé des paquets sous le sapin, puis, lorsque les enfants ont grandi,  organisé parfois des chasses au trésor,.

Nous avons joué le jeu, et nous le jouons encore, même si je déteste Noël.

Je déteste Noël, parce qu’il n’y a plus l’anticipation du voyage pour venir passer quelques jours avec toi.

Je déteste Noël parce que je ne vois plus les yeux écarquillés et émerveillés des enfants, lorsque, en entrant chez toi, on voyait cet immense sapin qui frôlait le plafond, qui brillait de 1000 feux.

Je déteste Noël parce que nous ne partons plus, dans « la nuit noire, et glacée » (pour paraphraser un chanteur en vogue dans mon adolescence), lorsque nous grimpions cette ruelle noire et abrupte, pour t’accompagner  à la messe de minuit , en tremblant de froid dans cette cathédrale qui imite si bien Montmartre.

Je déteste Noël, parce que je ne te vois plus t’endormir dans ton fauteuil,  après notre retour de la messe, en attendant que nous  préparions  le tourin, et toute cette cochonnaille sans laquelle Noël ne serait pas Noêl, dans notre Périgord.

Je déteste Noël, parce que, le 25, nous n’avons plus à manger cette horrible dinde desséchée, bourrée de marrons qui nous étouffaient, que tu commandais spécialement chez un traiteur.

Je déteste Noël parce que je n’entends plus tes éclats de rire et ceux de mon grand-père lorsque vous constatiez que ma mère et ma grand-mère vous ont acheté exactement le même cadeau.

Je déteste Noël, parce que mes enfants, et maintenant leurs enfants, ne peuvent plus escalader tes genoux pour regarder la télé avec toi.

Je déteste Noël parce que nous n’avons plus à subir Tino Rossi et son petit papa noël sirupeux.

Je déteste Noël, parce que la messe, la dinde, Tino Rossi, tout cela me manque, maintenant. Parce que Noël n’est plus Noêl pour moi, sans tout ça.

Je déteste Noël depuis que tu n’es plus là.

Je déteste Noël depuis que tu es parti, que tu nous as quittés.

Je déteste Noël, depuis que mon père nous a quittés juste avant Noël, il y a 30 ans.

A-t-on idée de mourir avant Noël ?