Migrants, réfugiés…..

Pour mémoire, il n’y a pas si longtemps : (clic sur la photo pour voir l’article)

migrants-refugies-europeens-photos-colorisees-guerre-mondiale-immigration-09-696x474

Je n’en peux plus
Je n’en peux plus de lire, d’entendre ces phrases assassines :
-« va pas falloir chercher bien loin quand il y aura des viols » ou « des attaques » ou « des cambriolages ».
– Ils viennent manger notre pain
– Ils viennent mendier les allocations.

Alors remettons les pendules à l’heure :
-ce n’est pas parce que ces pauvres gens ne sont pas français que ce sont tous des malfaiteurs doublés de brutes perverses et/ou sanguinaires. Bien sûr, il y a sûrement des brebis galeuses parmi eux. Comme il y en a parmi les bons français de France. Morandini, par exemple….

– les allocations, minima 6,80€, maximum 11€. Par jour. Oui, par jour. Calculez, bonnes âmes; ben oui, maximum 300 balles par mois. C’est sûr, ça fait un trou dans le budget. Et puis avec 300 balles, ils vont pouvoir faire la fête, les gars ! Et les bonnes gens s’affolent, s’indignent. Mais que Valls prenne l’avion gouvernemental en juin pour aller voir un match de foot à Berlin, que le déplacement coûte au minimum 14000€, là, Personne ne dit rien? Ah oui, c’est Monsieur le Premier Ministre, avec des majuscules partout. Foutaises ! Tiens, parlant de Valls, justement…. Qu’on me rappelle de quelle origine est sa famille? Et l’autre roquet, là, pardon, Sarkozy, sa famille, elle est d’où ? Hein?

Et tant qu’on en est au rappel….
Combien de mes compatriotes peuvent-ils présenter un arbre généalogique dont toutes les branches, tous les rameaux, et toutes les ramifications ont des racines sur le territoire ? Combien d’entre  nous peuvent-ils réciter « nos ancêtres les gaulois » en étant certains de l’origine de leurs aïeux, bisaïeux, trisaïeux etc etc….. ?

Moi, par exemple, née en France.
De mère Française née en France, dont les parents sont nés en France aussi, de même que les grands-parents. Mais pour ceux qui les ont précédés, ben….. Espagne !
Et de père Français. Par naturalisation. Sa famille : son père, sa mère Croate, ses frères et lui ont fui l’Italie et les chemises noires. Et mes grands-parents maternels, oublieux des ancêtres espagnols, avaient formellement interdit à ma mère de « fréquenter ces bons à rien d’italiens ». Et donc, ma petite cousine (dont le papa, lui, avait fui Franco) servit longtemps de  messagère entre mes parents ….

Et je ne suis pas la seule, puisque on estime en 2002 qu’environ un tiers des Français ont « une ascendance étrangère » si l’on remonte aux arrière-grands-parents.  Affublés, au cours des années de charmants noms d’oiseaux, nous trouvons : les polaks, ces polonais qui sont venus mourir de silicose dans les mines de charbon, les yougo, les portos, les Niakwé (ah oui, les vietnamiens, vous les avez oubliés ? Dans notre beau lot-et-garonne, il y a encore un village indochinois, http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/23/2054116-petit-vietnam-vie-camp-vie-quartier.html. Si aujourd’hui leurs enfants et petits-enfants ont quitté le camp, eux furent longtemps parqués dans ce village et accusés de tous les méfaits de la création.) Les macaroni, bien sûr (récemment encore, une ex-amie avec qui je parlais d’untel à qui j’étais vaguement apparentée, m’a répondu  » ah oui, vous les macaronis, vous avez de la famille partout ». La même qui ne supporte pas les juifs (geste mimant un gros nez). Si je me qualifie volontiers de Ritale,( j’en ai le caractère, l’amour des pâtes, du bel canto, È proprio un piacere parlare italiano,) je n’ai pas supporté l’intonation de mépris contenue dans ce terme. Et d’amie, cette personne devint rapidement une ex-amie, à l’issue d’une remise en place dans des termes assez vifs. D’autant que les macaroni au fromage, c’est succulent, non?

Et une macaronade? un plat que nous ont fait découvrir d’anciens voisins, rapatriés – ah oui, en plus des réfugiés, des migrants, il y avait aussi les rapatriés d’Algérie. Eux aussi, ils ont eu leur lot de réflexions- une de mes cousines, de 5 ou 6 ans plus âgée que moi, de la branche espagnole, rencontra et tomba amoureuse d’un charmant jeune homme. Mes oncle et tante s’opposèrent farouchement à cette fréquentation « tu te rends compte ? Un pied-noir !!! » Pour résoudre le problème, la cousine se trouva enceinte et épousa son pied-noir. (Et moi, j’ai attendu avec impatience l’été, pour savoir si mon cousin Georges mettrait des nu-pieds ce qui me donnerait l’occasion de voir enfin son infirmité : le pied noir. Espoir déçu…ils émigrèrent 25 km plus au nord et je ne les revis qu’une dizaine d’années plus tard. Et entre-temps j’avais appris ce qu’était un pied-noir).
Et donc, je ne comprends pas, je n’admets pas, je n’accepte pas ce refus d’aider, accueillir ces pauvres gens, qui ont tout perdu dans des conflits qui perdurent et qu’ils n’ont pas souhaités.

Je continue ? Non ? Bon, je laisse mûrir, alors, je reviendrai ptêt un jour, quand la soupape explosera encore …..

En attendant, régalez vous :

MACARONADE, recette pour 6 personnes .-Préparation : 20 min, cuisson 1 h 30.
INGRÉDIENTS :

750 g de viande de boeuf (macreuse, viande à braiser) * 350 g de macaronis *2 tomates *2 branches de persil, *3 gousses d’ail *du safran (moi, j’utilise du curcuma, « le safran du pauvre »), *1 feuille de laurier *3 cuillères à soupe d’huile d’olive *fromage rapé, sel, poivre
PRÉPARATION
Découpez la viande en gros dès et faire dorer à l’huile dans une cocotte,
Baissez le feu, ajoutez 1 verre 1/2 d’eau et laissez mijoter une heure.
Quand la cuisson est achevée, ajoutez l’ail, les tomates pelées et coupées en petits morceaux, le persil pilé, le safran, la feuille de laurier.
Salez et poivrez et faire mijoter 10 minutes.
Recouvrez alors d’eau et portez à ébullition et y jeter les pâtes.
Diminuez le feu et laissez cuire 20 minutes.Retirez lorsque les pâtes ont absorbé tout le le bouillon et servir accompagnées de fromage râpé

Le Gâteau

Pour les recettes de cuisine de Melle Domi (clic)

Pour célébrer 10 ans de présence sur la blogosphère, nous allons bien évidemment préparer un gâteau.

Ingrédients :
En 2006, un grand voyage sur une île lointaine
Des tonnes de photos
Un total dépaysement
L’envie de partager cette belle aventure avec les potes de deux forums
Une première plateforme, toute nouvelle à l’époque, overblog

Préparation
Découvrir  la blogosphère
Avoir des  premiers contacts via le blog
Des amitiés virtuelles qui se créent
Partager des photos, des écrits

Dégustation
Rencontrer, « en vrai »  certains de ces blogopotes
Trouver magnifique de se rencontrer et de parler comme si l’on s’était toujours connus
Refuser les diktats de la plateforme
Et émigrer sur Eklablog
Perdre, du coup, certains contacts qui ne pardonnent pas cette « trahison »
Puis partir vivre sur cette île lointaine
Et envie toujours, de partager cette nouvelle vie
Eklablog trop lourd pour la connexion si faible, là-bas
Déménager sur APLN
Publier des photos de tout ce qui vous émerveille
Ecrire pour essayer de faire partager l’amour de ce pays
Revenir en France
Penser n’avoir plus rien à dire
Fermer ses blogs

Indigestion ?
Poussée par petit frère, créer un blog indépendant, autohébergé
Petit frère vous lâche, perfidement
Continuer, tant bien que mal, à publier photos et textes.
Perdre l’envie, l’inspiration
Penser que le plaisir devient une contrainte

Alors, décider de prendre du recul
S’absenter quelque temps
Le temps de respirer, s’aérer
Et peut-être revenir plus tard.

Sûrement …..

Non mais, je rêve !

Les français ont voté, pour un gouvernement socialiste. Dans ma grande naïveté, je pensais que le mot socialiste comprenait le mot « social », et, vivant loin, dans un pays de liberté totale,  j’en étais restée aux avancées obtenues sous Mitterrand.

Et puis, je reviens en france, et je m’aperçois que la liberté, mot qui est un tiers de la devise du pays, quand même, je vous le rappelle, pour être présent sur les banderoles officielles, de fait n’existe plus : sous prétexte d’attentats, on nous décrète un état d’urgence, visant à restreindre encore plus nos libertés, on donne à ceux qui ont les armes le droit d’officialiser le délit de sale gueule. A preuve l’avis du CNDCH (clic)

Et maintenant, une jeune idiote, qui ne sait même pas ce qu’est un CDD se mêle de réformer le droit du travail. Réformer? Oui, bien, il faut le faire, il y a des injustices flagrantes. Mais, le plan de cette cruche une fois dévoilé, il apparait en effet qu’une réforme profonde va avoir lieu : nous retournons à l’esclavage ! Bafoués, les droits de travailleurs, tout pour le patronat ! Et une bonne partie du gouvernement n’étant pas favorable aux diktats de cette bonne femme qui, de toute évidence n’a jamais été smicarde, ni apprentie, elle envisage de faire passer sa put… de loi en force.

Donc, l’employé devra subir sans broncher les humeurs de son patron qui décidera du temps de travail, qui décidera de licencier – et plus pour raison économique –  le pauvre individu qui refusera de travailler plus pour gagner moins; au nom de la productivité des entreprises,  il devra enfiler son bleu de travail avant de partir de chez lui , au lieu de se changer sur son lieu de travail (alors là, je m’interroge, quand même : mon fils travaille dans une entreprise de transformation de canard, avec charlotte sur la tête, gants, blouse blanche, bottes de travail; je le vois bien traverser le village avec son déguisement, sans compter que les règles d’hygiène, du coup, macache !), les apprentis mineurs seront à nouveau exploités comme ils l’étaient au XIXe siècle.

Melle Elkhomri va-t-elle fournir aux patrons fouets et cravaches pour régir leurs entreprises ? Et aux employés un pot de vaseline pour faire passer la pilule ? Français, s’il faut vous faire un dessin pour vous faire réagir, en bien voilà :

droit du trabvail

Touchée

hebergement d'image

…… Par le syndrome « fin de l’hiver », moi qui possède des batteries solaires, forcément, là, lesdites batteries sont complètement à plat.

Ne m’en veuillez donc pas si je ne vous rends pas visite, non que je ne m’intéresse plus à vous, mais l’inspiration me déserte.

Laissons passer la saison des pluies, laissons mûrir les mot en gestation…….

Je vendrai ce confort ……

hebergement d'image

Mr Roux, sympathique groupe de jeunes gens qui égratignent à belles dents notre merveilleuse société occidentale, a écrit cette chanson intitulée « les voyages » dont le sous titre est Vazaha’s blues, suite à ses voyages à Madagascar, où il  décrit à la perfection les pièges dans lesquels on peut tomber dans ce pays, surtout et notamment si on est un jeune Vazaha (touriste) célibataire .

Mais les deux derniers couplets….. ah qu’il y a des jours où je  comprends, et où j’adhère !

…/… dans le fond de mon lit,
Mon dieu, comme je m’ennuie
Je vendrai ce confort
Ces choses qui ne servent à rien
Pour revenir au port
Et repartir demain
Retrouver un instant
La douceur des alizés
Le goût enivrant
De la liberté

J’ai fait bien des voyages
Aux allures de naufrage
Traversé bien des mers
La tête à l’envers
Dégueulé mes boyaux
Sur le bord d’un cargo
On fait moins le fier
Quand on a le mal de mer

Moi qui me voyais
Voyageur élégant
A la Ernest Hemingway
J’avais du vomi plein les dents
Mais le style aventurier
Désolé, je l’avais pas
Je puais des pieds
Et j’avais les cheveux gras

Sur une plage tropicale
Belle comme une carte postale
A l’ombre d’un cocotier
Voir le soleil se coucher
Paysage idyllique
Si on oublie les moustiques
Les mukafus affamés
Et les déchets échoués

Dans des hôtels miteux
Je me suis fait des amis
Des cafards affectueux
Des punaises, des souris
Couvert de boutons
Je comptais les araignées
Que j’avais au plafond
Bien accrochées

J’ai même vendu mon âme
Pour les bras d’une femme
Un peu trop joyeuse
Pour être vraiment sérieuse
Une fille de mauvaise vie
Oui, mais de bonne compagnie
Qui m’a vidé de ma monnaie
Pendant que je dormais

Avec mon cœur d’artichaut
A la place du cerveau
Je suis tombé, ça craint
Amoureux d’une putain
Je suis un mac au grand cœur
Un séducteur de pays chaud
Mais est-ce bien la chaleur
Qui me rend soudain si beau ?

Et quand j’en aurai marre
De changer tous les soirs
De femme et de lit
Je reviendrai au pays
Pour me retrouver,
Me ressourcer, rassasié
Mais dans le fond de mon lit,
Mon dieu, comme je m’ennuie

Je vendrai ce confort
Ces choses qui ne servent à rien
Pour revenir au port
Et repartir demain
Retrouver un instant
La douceur des alizés
Le goût enivrant
De la liberté


 

Respect

En fouinant dans mes archives, à la recherche d’une photo pour les scènes de rue de Rosa, qui nous demande de publier, si possible, une photo évocatrice de Noël, j’ai trouvé une image, prise à Antananarivo en décembre 2012. J’en dirai plus au sujet de cette photo mercredi, mais….

Il m’est revenu en mémoire, en ces jours tragiques d’intolérance et de fanatisme prenant la religion pour prétexte, il m’est revenu en mémoire, donc, la parfaite entente entre les différentes sectes et religions, qui règne sur cette grande île.

Chrétienté et islam se côtoient en totale harmonie et, hors la période du Ramadan, il est difficile de savoir qui, à part les indiens qui affichent la barbe et un portrait de leur « pape » dans leur boutique, qui, donc, se réclame de telle ou telle foi.

hebergement d'image

La société malgache, dans le coin où j’ai vécu, est essentiellement matriarcale, et les femmes, musulmanes ou pas,  tiennent leurs petits commerces de légumes ou d’épicerie d’une main de fer. Un jour, où nous patientions devant l’étal de légumes, sous la halle du bazary Be (le grand marché), est arrivé un barbu, disparaissant dans son ample djellaba, le crâne coiffé d’un torchon blanc, de toute évidence intégriste et tenant les femmes en parfait mépris, son harem, bâché de noir des pieds à la tête attendant dehors, en plein soleil. L’accès de la halle où toute l’extrémité nord est occupée par la boucherie, non halal et où les bouchers sont des hommes, leur était de toute évidence interdit par leur seigneur et maître. Celui-ci arrêtait son choix sur tel ou tel légume, le désignait, s’adressant à la marchande sur un ton très sec, et toujours sans la regarder. Celle-ci, imperturbable et souveraine, regardait au loin, ou discutait avec la marchande de l’étal voisin, ignorant superbement son client potentiel. Ce dernier parlait de plus en plus fort, de plus en plus sec, jusqu’au moment ou la marchande, toujours sans le regarder, mais tournée dans sa direction, glapit quelques mots, provoquant le départ furieux du barbu, et les grands rires de toutes les femmes de la halle.

Traduction demandée, tout sourire, elle nous expliqua lui avoir répliqué que « ici, on respecte les femmes, et on les regarde quand on s’adresse à elles. Et donc, tant qu’il parlera aux légumes, je ne me sentirai pas concernée. S’il veut acheter quoi que ce soit, qu’il me le dise, à moi, ou qu’il envoie une de ses pauvres femmes. » Bruyamment approuvée par ses collègues.

Il m’est revenu en mémoire aussi, l’explication de l’employée de l’opticien…. L’opticien, musulman, ainsi que toute sa famille, quitte sa boutique pour chaque prière rituelle lors du ramadan, laissant sa rondelette employée accueillir les clients. Je m’étonne, en la voyant vêtue de la tenue des musulmanes, pantalon, grande tunique, foulard, tout ceci dans de magnifiques tissus soyeux, chatoyants, dignes d’une princesse indienne, alors que j’ai l’habitude de la voir moulée dans des robes bain de soleil, ou des débardeurs mettant en évidence toutes ses rondeurs:
« Tu ne vas pas prier à la mosquée ?
– Non, je suis chrétienne.
– Mais alors, pourquoi cette tenue ?
– Par respect pour mon mari, qui est musulman. Toute l’année, il respecte ma religion, me laisse aller à la messe, me laisse prier. Il est donc normal que, pour le ramadan, je fasse l’effort d’adopter la tenue des femmes musulmanes. « 

J’ai aimé le mot « respect », dans ce cadre religieux, mot qui devrait être enfoncé à coups de marteau dans le cadre de ces fadas d’intégristes et autres fous dangereux, qui, eux, ne méritent pas le respect…..

Deuil !

La liberté d’expression et la liberté de la presse ont subi hier une attaque aussi sauvage qu’inadmissible.

On a le droit de ne pas aimer Charlie et ses « une » provocatrices, mais est-ce une raison pour massacrer sauvagement les collaborateurs du journal ?

Au nom de quel Dieu peut-on s’arroger le droit de vie ou de mort ? Lire la suite