Escapade

Pour Ghislaine (clic) qui nous demande de caser les mots :
reflets, matin, bord, chapeau, brise, jouer, mettre, emmener et de broder en « couleur »

Nous sommes partis quelques jours, pas très loin : de l‘Estérel au Roussillon ce n’est pas le bout du monde. Mais nous avions envie de nous aérer et d’emmener les chiens au bord de la mer, quelque part où la plage s’ouvre à l’infini sous nos yeux, pas cette horreur bétonnée de la côte d’azur, paradis du bling bling. Partis tôt le matin, sous un ciel d’un gris d’ardoise et une pluie battante, nous avons laissé derrière nous les roches rouges de notre massif, pour aller à la rencontre d’un ciel plus dégagé. Évidemment, nous n’avons pas eu assez de soleil pour avoir à mettre un chapeau, mais le temps fut relativement beau, les nuages chassés par une forte tramontane qui tenait plus de la bise que de la brise ! Mais enfin, la méditerranée d’un bleu outremer, aux reflets changeants, était assez calme pour que les chiens puissent jouer à loisir dans l’eau, pendant que nous arpentions le sable doré, çà et là émaillé du rose vif des fleurs de griffes de sorcière, avalant les kilomètres en faisant collecte de galets et de bois flotté.


Et le soir, retour au gîte, dans la verdure d’une zone maraîchère, avec une vue magnifique sur le Canigó au sommet chapeauté de neige d’un blanc éclatant, nous pouvions apprécier un repos bienvenu autant pour les humains que pour les poilus.

A une amie chère bien que virtuelle

Pourquoi n’allais tu pas très bien ce jour là ? Parce qu’il est des jours où c’est comme ça, et c’est peut-être justement parce qu’on ne va pas très bien ce jour là, qu’on peut évacuer ce qui nous dérange, qu’autrement on aurait peut-être gardé pour soi,

Et cela te permet de parler crûment et franchement , Tes mots, ce jour là, ils auraient pu être les miens, de ces coups de ras le bol dont je suis coutumière,

Pourquoi écrire encore ce qui te plaît, ce qui te fait rêver alors que le laid et l’horrible font recette ? Parce que, ma chère amie, il faut des gens comme toi, pour nous démontrer qu’il y a encore des personnes qui ne se plaisent pas que dans l’ignoble, des personnes qui se laissent aller à de la douceur, à de la magie,

Parce qu’on a besoin de rêveurs pour pouvoir continuer à rêver, sinon à quoi bon ? Et tes rêves insensés, pas si insensés que cela, sont tellement agréables à lire.

Et s’il faut, pour rencontrer le succès, te prostituer et oublier ce qui fait justement le charme de ta plume, oui, retourne sous ta couette ! D’autant que le succès est bien là, à preuve notre présence, à tous, qui te visitons régulièrement.

Je ne nie pas que j’ai sur mes étagères quelques polars bien noirs, des thrillers qui font dresser les cheveux sur la tête, qui m’ont tenue en haleine jusqu’au bout de certaines nuits d’insomnie. Insomnie due à ces romans qui m’ôtaient le sommeil ? ou tout simplement cette parfaite incapacité à dormir qui nous prend quelquefois, où l’on roule des pensées, pas toujours roses, qui nous tiennent éveillés, alors on se plonge dans un bouquin, Et, en sortant de ces affreuses histoires, on se dit que finalement tout n’est pas si noir dans le monde réel.

Mais j’ai aussi, sur la dernière étagère, des romans, catalogués par les éditeurs à la couleur de leur tranche, et celles-ci sont roses,,, des romans où il ne se passe rien, mais où il y a une magie des mots, des histoires de gens qui se rencontrent et qui vivent au jour le jour, et que leurs différences amènent à se compléter. Pas des romans à l’eau de rose, avec amours torrides, non, des histoires de tous les jours, qui apportent de la douceur, des histoires qui sont jolies, tout simplement, tout comme dans ce joli film, vieux de 15 ans maintenant, « sous le soleil de Toscane », qui relate le retour à la vie et au bonheur d’une jeune femme et d’une maison, je suis certaine que tu l’aimerais, si tu ne l’as pas déjà vu. Et ces romans, vois-tu, ils me suivent partout, je les relis avec toujours autant de plaisir, Et souvent, si j’ai aimé tel livre de tel auteur, j’aurai un mal fou à aimer la suite de sa production. Et je m’attire parfois les foudres d’amis lecteurs ou de mon charmant bibliothécaire, en disant que l’on sent bien que cet auteur écrit maintenant seulement pour remplir un contrat, tout comme tel peintre surfera sur la vague de sa renommée.

La peinture, parlons-en, la peinture, pour moi, vois-tu, c’est pareil. Je ne suis pas fan de la peinture moderne, pour moi, un tableau doit me parler. Mon grand-père m’a fait connaître et aimer les impressionnistes anglais, l’art de la lumière de de la Tour (j’avais d’ailleurs utilisé la reproduction de « le nouveau-né » comme faire-part pour la naissance de mon fils)… Souvent, au cours de mes balades, je reste saisie devant un paysage, que j’aimerais pouvoir le peindre, me l’approprier, comme l’ont fait Whistler ou Turner ! Par contre, je reste totalement imperméable à Kandinsky, où à une bonne partie de l’œuvre de Picasso, Mais il m’arrive parfois, en passant devant une galerie, de m’arrêter longuement devant une toile abstraite exposée en vitrine, parce le le mouvement, les couleurs , me touchent, et je me dis que j’aimerais pouvoir, en 3 coups de pinceaux, toucher le coeur d’un passant.

Et il m’est arrivé récemment de prendre la route pour aller acquérir la reproduction d’un pastel dont je suis tombée amoureuse et qui trône au dessus de ma bibliothèque, et dont le jeune vendeur est tombé des nues quand je lui ai confié mon coup de foudre, alors que lui pensait que je m’étais déplacée pour le cadre (très joli, c’est un fait, ancien, à la peinture dédorée, mais bon….).

Voilà, ma chère amie, ce que tes mots m’inspirent et surtout, surtout, ne change pas, continue de rêver pour nous laisser le plaisir de venir rêver chez et avec toi.

Bonané

Juste revenus,  Les gilets jaunes, drôlement gentils, nous ont fait cadeau du péage à la sortie de l’autoroute, en échange de quoi je leur ai donné la boite de cookies que j’avais préparés avant de partir…

Et puisque le jaune est à la mode, en cette fin d’année, je joins à mes voeux les plus sincères pour tout le meilleur que vous puissiez souhaiter, un gros bouquet de ce mimosa qui est en train d’éclater en fleurs dans le jardin…..

allez, je raconte, – 2

Je me suis arrêtée en septembre, à l’arrivée de Nelson.

En juillet,  après avoir reçu un document de la CNAV m’informant qu’en prenant ma retraite à 62 ans, je pourrais bénéficier d’une pension de XX euros, mais qu’en continuant jusqu’à 65 ans pourrais avoir 100 euros de plus, et ayant réussi à faire enfin valider les 10 ans effectués dans l’armée, j’ai décidé d’appliquer le fameux adage : « un tiens vaut mieux que 2 tu l’auras », et fait ma demande de retraite, partant du principe qu’avec ce que nous mijotait la royauté, je risquais de ne rien avoir du tout si j’attendais davantage.

En attendant de coiffer les 62 ans décisifs, je termine les paperasses diverses, récapitulatif de carrière « mais qu’avez vous donc fait de 2006 à 2014, nous n’avons aucune trace d’activité salariée » « Vous avez élevé un enfant qui n’était pas la vôtre? Justifiez! » etc etc… et je profite de l’automne si doux qui ne se décide pas à détrôner l’été, et qui offre de si belles couleurshebergement d'image
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Et au 1er janvier de cette année, youpi, retraitée ! Mais le hic est que nous avions un contrat couple. Donc si l’un arrête de travailler, l’autre perd le job. Et moi j’avais décidé de ne plus travailler, de ne plus rien devoir à personne, de ne plus avoir de comptes à rendre. Il a donc fallu que mon pauvre compagnon se cherche un nouvel emploi. De candidatures en CV, il a reçu deux ou trois offres, mais les entretiens avaient abouti sur la conclusion qu’il était trop âgé, ah non, pardon, pas assez jeune. Et puis il reçoit une convocation pour un poste de gardien d’une copropriété dans le Var, à laquelle il se rend, en bus depuis Bordeaux, pour raison de grève de la SNCF. Et une semaine plus tard, il reçoit une réponse positive.

 

allez, je raconte

Faut bien que je raconte pourquoi j’ai disparu, cela me permet aussi d’essayer de comprendre où sont passés ces 15 mois sans blog….

Tout d’abord, je crois avoir expliqué que nous avions pris un poste de gardiennage de propriété dans le bordelais, avec une grande maison à entretenir, et un jardin, que dis-je, un parc à l’échelle. D’entrée, je me suis approprié  toute la partie jardinage, j’ai toujours aimé gratouiller la terre… Donc de taille des rosiers à création d’un petit espace herbes aromatiques, en passant par paillage, semis, arrosage, le soir arrivait vite et me trouvait rompue et paresseuse.

L’été , les propriétaires venant passer leurs vacances, recoivent amis et parents, et donc surcroit de travail, ne laissant pas un instant de libre, et me laissant par contre l’esprit parfaitement stérile. Et puis septembre arrive, les vacanciers s’en vont, et c’est alors que mon Jules me sachant pétocharde, souvent seule le soir au milieu de 5 hectares de forêt, décide d’adopter un chien. A mon corps défendant.  J’avais dit « plus jamais de chien, je suis trop malheureuse lorsqu’ils disparaissent, ou lorsque je dois m’en séparer ».

Mais comment ne pas craquer quand voit ceci :

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Et Nelson est arrivé, berger hollandais, petite boule de poils  bringés, au regard inquisiteur
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Évidemment, Jules, au début, n’a pas trop apprécié de devoir partager son territoire avec ce truc remuant et bruyant
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et a pendant quelque temps maintenu l’intrus sous surveillance
hebergement d'imageMais finalement, une prudente cohabitation a fini par se créer.

Par contre, moi, je n’ai plus eu une minute de libre !

 

Me revoici

Longue absence, je sais …. mais flemme, puis déménagements, oui encore 😀

Bref, toujours pas d’inspiration, mais je voulais sauvegarder le cntenu de ce blog, pour récupérer ds photos, perdues.

Et dans la foulée, en apporter de nouvelles…..

Donc, ce matin, en me baladant avec mon homme et Nelson (Nelson est un nouveau venu, je le présenterai plus tard… ou pas), j’ai rencontré l’esprit des bois :

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Glouton, Gustatif, Gourmandise

Pour Mâme Domi et son alphabet

Dans notre belle île rouge, Madagascar, j’étais absolument incapable de déambuler dans les rues sans acheter des sambos, que j’aie faim ou non, par pure gourmandise, pour le plaisir de satisfaire mes papilles gustatives avec le goût des épices.

Les sambos, quoi-t’est-ce ? C’est ça :DSC_4943

Ah, la recette ? Facile :

Pour une quarantaine de sambos :

  • 20 Feuilles de brick
  • 1 petite boite de petits pois
  • 2 pommes de terre
  • 1 poireau
  • 3 oignons blancs ou aillets
  • 1 gousse d’ail écrasée
  • 2 carottes
  • 350g viande hachée
  • 1 cuillère à café de curry
  • 2 cuillères à café de curcuma
  • 1 cuillère à café de piment doux
  • 1 cuillère à café de cumin
  • 1 cuillère à café de gingembre moulu

Couper les légumes en petits morceaux, façon julienne
Les faire cuire dans de l’eau, égoutter Dans une sauteuse faire revenir les oignons blancs hachés. Lorsqu’ils sont transparents, ajouter la viande. Remuer sans cesse pour une cuisson complète de la viande, et pour l’égrener. Quand  elle est cuite et qu’il n’y a plus de jus, ajouter les épices et l’ail, remuer pour mélanger à la viande et libérer les arômes.
Ajouter les légumes et les petits pois égouttés.

Remuer pour mélanger et presque réduire les légumes en purée. Nous obtenons ça, (pas très ragoutant à l’oeil, ‘spas ? )

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Déposer environ 1 cuillère à café du mélange sur les feuilles de brick coupées en 2 , et plier en triangle, croquis  ci-dessous. Pour coller le dernier rabat, à la malgache : mélanger de la farine et un peu d’eau, étaler sur le rabat, rabattre, presser, et voilà !
Jeter dans l’huile bouillante, laisser cuire jusqu’à ce que la pâte soit dorée. Egoutter sur du papier absorbant.

comment-plier-une-feuille-brickPour la petite histoire, vous savez d’où vient le mot glouton ? De l’un des noms du Carcajou, aussi appelé gulo-gulo ou Wolverine chez les anglophones, ce redoutable mustélidé, d’une rare voracité. Wiki vous dit tout à son sujet, là CLIC